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SEMAH_84120500_2018.pdf
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- La troisième vague du féminisme a vu l’émergence de féministes dites minoritaires qui contestaient l’universalisme d’un féminisme dit mainstream dans lequel elles ne se retrouvaient pas. A l’inverse, le mouvement féministe belge a réservé un accueil plutôt mitigé à l’émergence de ces voix socialement et historiquement silencées. Comment comprendre que le mouvement féministe revendiquant la défense des intérêts de toutes les femmes dans une lutte solidaire féminine semble exclure de cette sororité une certaine catégorie de femmes ? Le paradigme de la colonialité peut nous apporter un certain éclairage sur les processus sociaux qui tendent à produire et à reproduire les rapports sociaux de domination, notamment par le biais d’assignations « raciales » à l’endroit des féministes belges d’origine maghrébine, la figure de « l’immigré.e » constituant une recomposition contemporaine de la catégorie coloniale de l’indigène.