Perspectives des soignants sur l’impact des solutions mises en place pour réduire les barrières culturelles dans l’accompagnement des enfants hospitalisés et de leurs parents en région bruxelloise
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- Introduction : Lorsque l’on travaille en pédiatrie, notre métier s’exerce avec l’enfant sans en oublier ses parents. Les barrières culturelles, que ce soit liées à la langue, aux croyances religieuses, culturelles ou encore sociales, peuvent impacter les soins. Des solutions sont mises en place pour répondre aux besoins des soignants et permettre ainsi, de réduire ces barrières dans les soins. Objectifs : L’étude consiste à analyser les solutions qui réduisent les barrières, d’évaluer leur efficacité auprès des soignants dans le but d’améliorer les différentes dimensions de la relation de soins et d’accompagnement. Questions de recherche : « En quoi les solutions mises en place au sein du service de pédiatrie d’un établissement hospitalier privé en région bruxelloise afin de réduire les barrières culturelles répondent-elles aux besoins des soignants dans la prise en charge des enfants hospitalisés et de leurs parents ? » Méthodes : Cette recherche suit une approche qualitative. Les données ont été recueillies par des entretiens semi-directifs, menés auprès de douze professionnels de la santé (pédiatres, assistants en pédiatrie et infirmières pédiatriques) qui travaillent au sein d’une institution hospitalière privée en région bruxelloise. Résultats : Les entretiens ont dans un premier temps fait ressortir la barrière linguistique comment étant la barrière rencontrée majoritairement dans leur pratique due à la position géographique de l’hôpital. Les barrières liées à la culture et à l’éducation ne sont pas vues comme un obstacle auprès de tous, alors que la barrière sociale est quant à elle, décrite comme l’une des plus difficiles à gérer. Plusieurs ressources sont disponibles et favorisent une prise en charge optimale de l’enfant : les outils dit de « débrouille » ; le recours à un traducteur, à un collègue bilingue ou à un membre de la famille pour traduire. La majorité des soignants préfèrent avoir recours à un collègue, car en plus de traduire, il détient le vocabulaire médical. Les outils tels que Google translate ou les mimiques sont indispensables, mais ils ont leur limite. Plusieurs propositions pour améliorer les ressources ont été données par les répondants comme par exemple, mettre à disposition des tablettes avec un programme performant de traduction et un traducteur « de garde ». Plus simple encore, mettre en place des brochures et des images dans plusieurs langues pour expliquer plus facilement les soins aux patients. Discussion : Ces diverses ressources sont utilisées selon la difficulté de la barrière rencontrée, mais certaines se sont montrées plus efficaces pour répondre aux besoins des soignants comme le fait de faire appel au médiateur interculturel ou aux collègues bilingues.