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Attitudes des soignant.e.s par rapport aux relations amoureuses et sexuelles entre patient.e.s en service psychiatrique de lits A

(2020)

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1. Introduction Les relations amoureuses et sexuelles des patient.e.s en service de psychiatrie de lits A sont un sujet controversé parmi les soignant.e.s. Peu de règlements les encadrent et beaucoup de craintes par rapport à ces relations sont présentes parmi les équipes médicales. Ces équipes peuvent également être divisées selon la profession des soignant.e.s, leur philosophie et leur courant psychothérapeutique. 2. Méthode Un questionnaire établi sur base de la littérature a été distribué à 69 soignant.e.s médecins et infirmier.ère.s de 20 services de psychiatrie de lits A en Communauté Française. Le questionnaire reprenait des informations démographiques, la connaissance et l’application du règlement du service en matière de relations amoureuses et sexuelles entre patient.e.s, l’attitude du.de la soignant.e par rapport à ces relations et son positionnement par rapport à une série d’affirmations sur la vie sexuelle et affective des patient.e.s. 3. Résultats observés Peu de règlements sont disponibles dans les services pour les relations amoureuses entre patient.e.s (20% des hôpitaux), et nous avons remarqué qu’une majorité de soignant.e.s (55,6%) se trompent ou ignorent l’existence ou non d’un règlement et son contenu. Cette méconnaissance est également présente pour les règlementations sur les relations sexuelles, présentes dans l’entièreté des hôpitaux dont nous avons obtenu le règlement, dans une moindre mesure (27,8% des soignant.e.s se trompent ou ignorent l’existence d’un règlement). Les soignant.e.s ont en moyenne des attitudes à tendance non tolérante envers les relations amoureuses et sexuelles entre patient.e.s et ce peu importe leur profession, leur philosophie et leur courant psychothérapeutique : nous remarquons que les soignant.e.s croyant.e.s et non croyant.e.s sont statiquement similaires pour leurs attitudes majoritairement à tendance non tolérante par rapport aux relations amoureuses entre patient.e.s (χ² = 0,002**) et que les soignant.e.s des différents courants psychothérapeutiques sont statistiquement similaires pour leurs attitudes majoritairement à tendance non tolérante par rapport aux relations sexuelles entre patient.e.s (p > 0,999). La peur principale des soignant.e.s est la perturbation de la thérapie et de l’hospitalisation et ils.elles se sentent d’ailleurs responsables de la gestion des relations sexuelles pour préserver le caractère thérapeutique du séjour hospitalier. Néanmoins, ils.elles considèrent les patient.e.s présentant des troubles psychiatriques comme sexué.e.s et leur sexualité n’est pas différente d’une sexualité normale. Ils.elles ne pensent pas que les relations amoureuses et sexuelles puissent mener au développement de pathologies mais pensent que les relations amoureuses puissent compliquer le trouble psychiatrique des patient.e.s. 4. Conclusions La vie sexuelle et affective des patient.e.s hospitalisé.e.s en service psychiatrique de lits A est une réalité et doit être prise en compte par les soignant.e.s. Une meilleure règlementation et une meilleure connaissance de celle-ci par les soignant.e.s semblent nécessaires. Cette règlementation pourrait être décidée après une réunion d’équipe pour permettre aux soignant.e.s de créer un règlement qu’ils.elles pourraient appliquer en adéquation avec leurs attitudes personnelles envers les relations amoureuses et sexuelles entre patient.e.s.