Prise en charge chirurgicale des kystes arachnoïdiens de la fosse postérieure : série de 11 cas consécutifs
Files
Dellisse_Quentin_07711700_2020.pdf
UCLouvain restricted access - Adobe PDF
- 16.46 MB
Details
- Supervisors
- Faculty
- Degree label
- Abstract
- 1.1 Introduction Les kystes arachnoïdiens proviennent d’un cloisonnement de l’arachnoïde, généralement au cours du développement embryonnaire. Dans la majorité des cas le volume du kyste reste stable mais dans 10% le kyste peut croitre et causer un effet de masse. Dans la fosse postérieure, cela peut notamment se traduire par des dysfonctionnements de nerfs crâniens, des symptômes cérébelleux, de l’hydrocéphalie et de l’hypertension intracrânienne. Si nécessaire, le kyste peut être traité par fenêstration, soit microchirurgicale (marsupialisation par chirurgie ouverte), soit endoscopique, ou par un drain kysto-péritonéal. A ce jour, la meilleure stratégie de traitement est en encore à définir. L’objectif de cette étude était d’analyser les dossiers des patients qui ont été opérés d’un kyste arachnoïdien de la fosse postérieure (KAFP) dans le département de neurochirurgie des Cliniques Universitaires St-Luc. Les résultats ont été confrontés à ceux de la littérature, nous avons regardé si d’éventuels sous-groupes se dessinaient et sur base de ces données nous avons défini des recommandations de prise en charge. 1.2 Matériel et méthodes Entre 1996 et 2018, 11 patients ont été traités par chirurgie pour un kyste arachnoïdien de la fosse postérieure dans le département de neurochirurgie des Cliniques Universitaires St-Luc. Nous avons collecté les caractéristiques du patient (âge, sexe, antécédents médicaux...), les caractéristiques du kyste (localisation, taille, effet de masse, anomalies associées...) et les détails de la prise en charge (évaluation clinique, imagerie, procédure, complications, suivi...). 1.3 Résultats Nous avons réalisé 5 fenêstrations microchirurgicales, 2 fenêstrations endoscopiques et 8 dérivations kysto-péritonéales. Nous avons aussi réalisé 3 ventriculostomies et mis en place 9 drains ventriculo-péritonéaux. Parmi les procédures dédiées au kyste, le taux de succès (c'est-à-dire l’amélioration clinique) était relativement similaire (86% pour les fenêstrations, 75% pour les dérivations) mais nous avons surtout noté une différence dans le taux de réintervention des drains kysto-péritonéaux (75%) comparé aux fenêstrations (29%). La cause de réintervention d’un de ces drains pouvait être un mauvais positionnement (2 sur 6), une déconnexion (2 sur 6), une persistance de la symptomatologie (1 sur 6) ou une infection (1 sur 6). 1.4 Conclusion Nous recommandons de préférer une fenêstration endoscopique (ou microchirurgicale) en première intention, si cela est possible, sur base du taux élevé de succès et du risque inférieur de réintervention. Si cela ne fonctionne pas, il s’agira alors d’envisager la dérivation du kyste tout en portant une attention particulière aux différents risques de mauvais positionnement, de déconnexion et d’infection.