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deSan_00851401_2020.pdf
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- Les émotions font partie intégrante de notre vécu en tant qu’être humain. Elles peuvent être tantôt fonctionnelles et nous aider dans nos tâches quotidiennes et nos relations, tantôt dysfonctionnelles et nous empêcher de prendre les bonnes décisions. Les compétences émotionnelles sont la capacité que possède un individu à utiliser, identifier, comprendre, exprimer et réguler ces émotions. Développer ces compétences permet à l’individu de gérer au mieux ses émotions quotidiennes, et d’en améliorer son bien-être et sa santé mentale et physique. Ce mémoire a pour objectif d’étudier la pratique du chant comme prédicteur de ces compétences émotionnelles. En effet, le chant est une activité qui requiert notamment de maitriser son appareil vocal, sa posture, ses expressions faciales. La régularité de cette pratique permet d’améliorer le contrôle de ces différents éléments, éléments qui font également partie des compétences d’expression et de régulation émotionnelles. Dans le cadre de ce mémoire, nous nous intéressons particulièrement à ces deux compétences émotionnelles. A travers un questionnaire diffusé sur les réseaux sociaux, nous avons pu récolter les données d’un échantillon de 251 participants de plus de 18 ans. Dans ce questionnaire, des items évaluent différents éléments liés à la pratique du chant, notamment la fréquence de la pratique, la technique musicale, ou encore le genre musical principal. Afin de mesurer les compétences d’expression et de régulation émotionnelles, nous utilisons le Emotion Regulation Questionnaire (ERQ) développé par Gross et John (2003) et traduit en français par nos soins. Ce questionnaire mesure deux stratégies de régulation émotionnelle : la réévaluation cognitive et la suppression expressive. Nos analyses montrent un lien significatif entre la fréquence de la pratique du chant et la capacité de réévaluation cognitive. Un lien significatif se trouve également entre le genre musical et la réévaluation cognitive, cependant ce lien ne met pas en valeur le genre musical pratiqué mais davantage le genre musical écouté, ce qui ne répond pas à l’intérêt de notre étude qui s’intéresse à la pratique du chant. Nous analysons nos résultats obtenus et proposons plusieurs limites à notre étude en fin de mémoire, ainsi que plusieurs pistes de recherches futures et implications cliniques suite à nos résultats significatifs.