Lien entre le taux sérique de vitamine D à l’admission et les résultats de santé chez les personnes âgées hospitalisées au chu-Namur
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- Introduction : L’infection nosocomiale s’installe lorsqu’il y a rupture de l’équilibre entre l’humain et le germe pathogène. Cette rupture peut arriver soit par le germe (sa virulence et/ou inoculation) soit par l’humain (l’immunité). Ces derniers temps, plusieurs auteurs ont démontré le rôle important que joue la vitamine D sur l’immunité, ceci au-delà de son rôle incontesté sur le métabolisme phospho-calcique et osseuse. Mais fort malheureusement, nous observons un taux élevé d’infection nosocomiale chez les personnes âgées hospitalisées et de ces mêmes personnes sont les plus concernées par la carence en vitamine D. Sur ce, nous avons voulu démontrer s’il existait effectivement une relation entre les niveaux de vitamine D et la survenue d’une infection nosocomiale, la durée de séjour et le décès intra hospitalier chez les personnes âgées. Méthode : il s’agit d’une étude rétrospective analytique portant sur les personnes âgées hospitalisées dans le service de gériatrie du CHU-UCL Namur, site de Godinne de janvier 2016 à décembre 2019. Une base des données a été créé en sélectionnant toutes les personnes âgées hospitalisées qui ont développé une infection nosocomiale pendant la période de notre étude. Deuxièmement, nous avons créé un groupe témoin constitué des personnes âgées hospitalisées mais qui n’ont pas développé d’infection nosocomiale. Ce groupe est constitué du double du premier groupe avec un appariement pour le sexe et l’âge, suivi d’un tirage au sort. Puis des analyses statistiques univariées et multivariées ont été réalisé pour déterminer les prédicteurs de la survenue d’une infection nosocomiale chez les personnes âgées hospitalisées. Ainsi, d’après le test de chi-carré et le point de coupure de la p-valeur ≤ 0.25, toutes les variables pertinentes et potentiellement prédictives ont été incluses dans les modèles multivariés. Le seuil de signification statistique fixé pour tous les tests utilisés était de 5%. Résultats : les analyses ont porté sur 234 personnes âgées de plus de 75 ans. La médiane de taux de vitamine D pour le groupe avec infection nosocomiale était basse par rapport au groupe sans infection nosocomiale. La durée de séjour en hospitalisation était longue pour le groupe avec un taux faible de vitamine D par rapport au groupe avec un taux optimal de vitamine D. Conclusion : Bien que la vitamine D ne soit pas un prédicteur direct de la survenue d’infection nosocomiale, mais elle joue aussi un rôle important sur l’immunité. De ce fait, la mise en place d’une politique d’incitation d’exposition au soleil pourrait renforcer l’immunité des personnes âgées, ainsi qu’une loi favorisant l’enrichissement des aliments en vitamine D serait bénéfique.