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La stigmatisation du trouble de la personnalité borderline : Étude des perceptions des patients à l’égard des attitudes des soignants

(2022)

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Abstract
Contexte : Le diagnostic de trouble de la personnalité borderline est une entité psychiatrique particulièrement stigmatisée, notamment par les professionnels de la santé. De nombreuses études se sont intéressées à ce phénomène. Toutefois, la plupart des recherches tirent leurs conclusions sur base de la perspective des soignants. Seul un nombre limité d’études se sont intéressées à l’expérience subjective des personnes borderline. De plus, parmi ces études recueillant le point de vue des patients, une majorité est qualitative et orientée soit positivement soit négativement. Cette présente recherche visait donc à faire varier le type d’interaction avec un soignant (aidant, neutre, néfaste) afin d’établir les différences entre les groupes en termes de stigmatisation. Objectifs : L’objectif de cette recherche était d’examiner les perceptions des personnes diagnostiquées borderline concernant les liens entre la nature d’une rencontre avec un soignant (aidante, neutre ou néfaste) et les attitudes thérapeutiques, la stigmatisation et les compétences des soignants. Méthode : 44 participants diagnostiqués borderline ont été assignés aléatoirement à une des trois conditions expérimentales, à savoir le souvenir d’une rencontre avec un soignant qui avait été soit aidante, soit neutre, soit néfaste. Les sujets ont alors, sur base de ce souvenir, complété un questionnaire d’attitudes thérapeutiques (BLRI), 3 sous-échelles de la stigmatisation (préjugés, stéréotypes et discrimination) et une échelle de compétences (Counselor Rating Form). Résultats : Selon une personne borderline, une rencontre aidante avec un soignant se caractérisait par davantage d’attitudes thérapeutiques dont la considération, l’empathie et la congruence, par moins de préjugés et de discrimination et par plus de compétences démontrées par le soignant. Une rencontre néfaste avec un professionnel de la santé était associée à moins d’attitudes thérapeutiques telles que la considération, l’empathie et la congruence, à plus de préjugés et de discrimination et à des compétences plus faibles de la part du soignant. Contrairement à ce qui était attendu, la nature aidante ou néfaste de l’interaction avec le professionnel de la santé n’était pas liée à l’attitude d’inconditionnalité et aux stéréotypes manifestés par celui-ci. Mais encore, plus les attitudes thérapeutiques étaient présentes, moins le soignant était perçu comme stigmatisant et plus il était considéré comme compétent.