Stress induit en laboratoire : Quel est le rôle de l'inhibition cognitive et du genre?
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- Nous sommes constamment confrontés au stress. Les recherches autour de ce sujet sont nombreuses. Mais qu’en est-il lorsque celui-ci est volontairement induit ? C’est dans ce contexte que nous nous sommes intéressés au stress induit en laboratoire, par le biais du Maastricht Acute Stress Test (MAST; Smeets et al., 2012). Ce mémoire a identifié l’impact de deux variables indépendantes qui sont le genre et l’inhibition cognitive ainsi que l’interaction de ces deux variables, sur les quatre indicateurs de stress. Parmi ces indicateurs, nous en comptons deux psychologiques qui sont le State-Trait Anxiety Inventory (STAI ; Spielberger 1983) et l’item « Stress » (Becker et al., 2019) et deux indicateurs physiologiques, à savoir le rythme cardiaque (HR) et la variabilité cardiaque (RMSSD). Ces différentes mesures du stress ont été prises à différents moments de notre induction du stress. En effet, nous avons réalisé ces mesures pendant l’induction (en période de réactivité) et après cette même induction (en période de récupération). De ce fait, la question de recherche sur laquelle s’est basé ce mémoire est la suivante : « Stress induit en laboratoire : Quel est le rôle de l’inhibition cognitive et du genre ? ». De cette question centrale, nous avons identifié trois hypothèses sous-jacentes. Une hypothèse émettait l’effet significatif du genre sur le stress, une autre émettait un lien significatif de l’inhibition cognitive, mesurée à l’aide du Stop-Signal Task (Verbruggen, 1983) sur le stress. Finalement, la dernière hypothèse émettait un effet significatif de l’interaction du genre et de l’inhibition sur le stress. Nos différentes analyses statistiques ont mis en évidence l’effet significatif du genre sur les indicateurs psychologiques du stress. Nous avons donc pu souligner que les femmes faisaient preuve de plus de stress psychologique que les hommes. Ce constat s’appliquait à la fois pour la période de réactivité et la période de récupération. De ce fait, nous avons pu partiellement confirmer notre première hypothèse qui s’intéressait à l’effet du genre sur les indicateurs psychologiques et physiologiques du stress.