Défis de l’insécurité linguistique : Sentiment de légitimité des professeurs non natifs de langues modernes dans le secondaire inférieur en Fédération Wallonie-Bruxelles
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- Ce mémoire explore l'insécurité linguistique des enseignants non natifs de langues modernes du degré inférieur en Fédération Wallonie-Bruxelles. Il examine trois problématiques principales : l'insécurité linguistique, le sentiment de légitimité professionnelle, et la reconnaissance sociale. En s'appuyant sur les théories d'Axel Honneth (2013) et les travaux de Guéguen (2014), ainsi que sur les recherches de Roussi (2009), cette étude analyse comment ces enseignants perçoivent leur insécurité linguistique, les contextes dans lesquels elle se manifeste, et les stratégies qu'ils mettent en place pour affirmer leur légitimité et renforcer leur reconnaissance. Les résultats révèlent que les enseignants ressentent une insécurité linguistique liée aux normes attendues et à la reconnaissance sociale. Cependant, ce sentiment tend à diminuer avec l'expérience et la formation continue. Les enseignants expérimentés et ceux bénéficiant de formations adaptées précisent constater une réduction de ce sentiment, soulignant l'importance du développement professionnel. En outre, les enseignants adoptent diverses stratégies pour gérer cette insécurité, telles que la préparation minutieuse des leçons, l'évitement de certaines interactions en langue cible, et des actions préventives comme le contact avec des locuteurs natifs, les voyages dans des pays de langue cible, et la consommation de médias dans cette langue. Ces stratégies visent à améliorer les compétences linguistiques et à répondre aux attentes des élèves, des pairs, de la direction et des parents. Bien que l'insécurité linguistique soit une réalité pour les enseignants non natifs, elle peut être atténuée par une expérience accrue et une formation continue, ainsi que par des stratégies proactives visant à renforcer leur légitimité et leur reconnaissance professionnelle.