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Weemaels_25490900_2016.pdf
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- Deux grands courants proposent des visions différentes de traitement des énoncés sarcastiques. Selon Grice (1975), il est nécessaire de passer par l'étape de compréhension des états mentaux d'autrui et d’après Kissine (2016), il est possible, de directement interpréter l'énoncé comme ironique sans passer par ce processus complexe, quand les indices paralinguistiques sont saillants. Le mémoire présenté ici s’attache donc à voir si les participants adoptent le point de vue du destinataire, même si des indices prosodiques saillants sont disponibles. 81 étudiants de première année de baccalauréat ont participé à l’expérience. Ils ont été invités à lire la description d'un événement, ensuite, un message vocal laissé volontairement ambigu sur le téléphone d'un ami, a été livré. Les participants ont eu à décider si le bénéficiaire percevrait le message comme sincère ou sarcastique. Ces messages ont été prononcés soit sur un ton neutre soit sur un ton sarcastique. De plus, ils étaient perçus soit comme sarcastique pour le participant mais pas pour le destinataire (condition égocentrique), soit sarcastique à la fois pour le participant et le destinataire (condition allocentrique). Les résultats de cette étude ont indiqué premièrement, que les participants étaient plus précis mais aussi plus rapides pour les scénarios littéraux en comparaison aux scénarios sarcastiques. Deuxièmement, aucune différence n’a pu être mise en évidence entre les conditions allocentriques et égocentriques. Enfin, les sujets étaient plus précis et plus rapides lorsque les scénarios étaient présentés avec une intonation sarcastique en comparaison aux scénarios prononcés sur un ton neutre. Ces résultats montrent donc l’importance des indices prosodiques pour la compréhension du sarcasme et corroborent donc la théorie proposée par Kissine (2016).