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DE LA PERTE À LA DESTRUCTIVITÉ, CAS CAMILLE CLAUDEL : ILLUSTRATION D’UN DESTIN DE SUBLIMATION MIS EN ÉCHEC

(2019)

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Camille Claudel (1864-1943), figure féminine emblématique de la sculpture marqua la société française de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle. Sa fascinante vie jalonnée de succès, de passions mais aussi de pertes et de ruptures semble raisonner dans ses œuvres pour mieux transcender celles-ci. Ainsi, ce mémoire a pour objectif d'analyser le processus de sublimation qui paraît avoir tenu un temps avant d’être probablement mis en échec par Camille Claudel. Notre hypothèse principale reflète l’idée que son vécu traumatique marqué par la perte est tout d’abord venu jouer, probablement, en faveur de sa création par le biais de la sublimation. Puis, très vite les pulsions de mort de Camille prirent peu à peu possession de l’artiste. Aussi, par crainte d’être dépossédée à nouveau, elle ira jusqu’à se déposséder de ses propres œuvres en les détruisant ses mettant ainsi à découvert sa destructivité psychique. C’est possiblement cette destructivité psychique qui conduira l’artiste vers un état dit de « folie ». Ce basculement dans la « folie » sera diagnostiqué par les psychiatres de l’époque comme un délire systématisé de persécution, basé principalement sur des interprétations et des imaginations fausses. Ne pouvant nier l’état de détresse psychique de Camille Claudel, ce mémoire décryptera l’entrée et le vécu de sa maladie. Cependant, nous avons pris le parti de ne pas poser de diagnostic figé et final. Nous avons donc, ici tenté, de comprendre ce rapport difficile au réel comme une impossibilité pour l’artiste de s’approprier ses œuvres mais aussi comme une manière possible pour Camille de s’expier.