Les veuves dans la société de la Renaissance en France : contraintes et libertés des veuves du XVIe siècle vues à travers deux oeuvres littéraires : l'Heptaméron de Marguerite de Navarre et les Dames galantes de Brantôme
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- Le veuvage à la Renaissance est un phénomène fréquent dû à la forte mortalité. De nombreuses femmes s’en trouvent libérées de la tutelle masculine. Deux sources littéraires l’Heptaméron de Marguerite de Navarre et Les Dames Galantes de Brantôme, ainsi qu’un manuel de bonne conduite De Vidua Christiana d’Erasme, permettent de se rendre compte de la vision qu’a la société du XVIe siècle sur ces veuves. En effet, ces veuves libérées dérangent l’ordre patriarcal. De nombreux acteurs comme l’Eglise, les médecins, les juristes tentent dès lors de contrôler ces femmes. Ils imposent une tenue de deuil, une conduite exemplaire. La littérature de l’époque abreuve les femmes de modèles de veuves chastes, pieuses et se vouant à leurs enfants. La question du remariage est également essentielle pour ces veuves que la société encadre par une série de contraintes. La veuve est donc une figure ambiguë à la Renaissance : à la fois elle retrouve une certaine indépendance (économique, juridique, sexuelle) mais sa liberté reste extrêmement contrôlée.