Le sentiment de chez-soi à la rue : Approche psychologique par observation participante et entretiens : stratégies personnelles mises en place pour investir l'espace public et implications sur la transition au logement
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- Ce mémoire explore, à travers la perspective de personnes sans-chez-soi, la signification du mot « habiter ». Cette action, qui nous semble si naturelle, est un besoin fondamental humain. Nous avons besoin de nous sentir chez nous, d’habiter pour pouvoir prendre place dans le monde, exister. Pourtant, certaines personnes se trouvent en incapacité de pouvoir habiter dans une maison, un logement ou même avoir un toit. Pour résoudre ce conflit interne qui découle de l’incapacité à habiter, certaines personnes utilisent des stratégies, souvent de manière inconsciente, qui leur permettent de se sentir chez-eux à la rue. Grâce aux témoignages de trois professionnels ainsi que deux anciennes personnes sans-chez-soi, nous explorons ces mécanismes de survie qui leur permettent de s’adapter à un environnement souvent dangereux et déshumanisant. Nous explorons également l’impact de cette adaptation sur le changement qu’implique la transition au logement. En effet, celle-ci est parfois vécue comme un choc car elle apporte un lot de contraintes conséquent n’étant pas présent à la rue. L’investissement d’un nouveau logement devient alors très compliqué et le risque de retourner à la rue persiste. Ce travail a donc pour but de comprendre les processus qui sous-tendent ce sentiment de chez-soi à la rue ainsi que les implications de celui-ci sur la transition au logement afin de développer une meilleure compréhension de l’expérience de rue et d’accompagner de manière plus adaptée les bénéficiaires des services aux personnes sans-chez-soi.