Évaluation des interactions plantes – insectes visiteurs dans les fermes universitaires de Louvain-la-Neuve en période estivale
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- Le déclin des insectes pollinisateurs, indispensables à de nombreuses espèces végétales, est une problématique mondiale, avec des causes telles que l'intensification de l'agriculture, et ainsi la destruction, la fragmentation, et la détérioration des habitats qui entrainent une perte de l’abondance et de la diversité florale, alors que les ressources florales sont nécessaires aux insectes pollinisateurs. Ce mémoire s’inscrit dans le cadre de recherches sur les pollinisateurs et de l’étude des ressources florales en milieu agricole. Durant les mois de juillet et août 2020, les compositions et les densités florales de deux biotopes sur les parcelles des fermes universitaires de l’UCLouvain ont été évaluées afin de déterminer leur productivité en ressources florales (pollen et nectar). Les insectes visiteurs de ces espèces végétales ont été observés et des réseaux d’interactions ont été établis afin de déterminer les espèces végétales les plus attractives pour les pollinisateurs. Les pollinisateurs les plus abondamment observés ont été ceux du genre Bombus, suivis des syrphes de grande taille. Des deux biotopes, les « prairies et parcelles ECOSEM » ont été les plus visitées et les plus riches en diversité d’espèces florales et d’insectes, avec une production de nectar supérieure au biotope « champs et maraichage ». Cela est dû notamment à Trifolium pratense (Fabacée), espèce la plus abondamment présente, forte productrice de nectar et la plus visitée, notamment par les insectes du genre Bombus et les Lépidoptères. Le biotope « champs et maraichage », par contre, produit une quantité de pollen supérieure aux « prairies et parcelles ECOSEM », et Cyanus segetum est l’espèce la plus visitée, également par les insectes du genre Bombus et les Lépidoptères, grâce à sa forte productivité en pollen et en nectar. Enfin, des mesures en faveur des pollinisateurs dans les paysages agricoles telles que le passage à l’agriculture biologique, le fauchage tardif, la diminution de la charge de bétail, l’augmentation de l’offre en sites de nidification et en bandes aménagées à fleurs (MAEC), et le maintien et l’ajout de haies et de ressources ligneuses ont été proposées. À l’avenir, des relevés d’espèces florales sont à réaliser plus tôt dans la saison (avril - juin).