Évaluation de la perception des médecins généralistes belges francophones d'une formation sur le diagnostic du mélanome
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- Background : Le mélanome est un problème de santé publique d’importance croissante. De nombreuses études ont appuyé le rôle important des médecins généralistes et la nécessité de les former davantage au diagnostic précoce du mélanome. Cependant, essayer de changer une pratique doit prendre en compte le contexte de celle-ci ainsi que ses caractéristiques, car l’un et l’autre peuvent impacter l’efficacité d’une formation. Bien que de nombreuses études ont évalué l’impact à court terme d’une formation sur les capacités diagnostiques, on dispose de peu de données sur la perception des médecins généralistes de ces formations. Objectif : L’objectif principal de la partie perception de l’étude MélaGé (MélanomeGénéraliste) est d’évaluer la perception des médecins généralistes de leur rôle dans le domaine du mélanome, de la formation au niveau de son acceptabilité, sa pertinence clinique et son utilité diagnostique, de la faisabilité d’une stratégie de diagnostic précoce de mélanome dans leur pratique, des barrières et d’un changement dans l’organisation pour parvenir à cette finalité, ceci à l’aide de deux questionnaires, juste après la formation et un an après celle-ci. Matériels et Méthode : Une formation d’une heure a été dispensée par le Dr. Isabelle Tromme, spécialiste en onco-dermatologie, lors de 8 réunions de type GLEM (Groupe Local d’Evaluation Médicale) en Wallonie et à Bruxelles. Elle a été suivie par 92 médecins généralistes belges francophones. Avant la formation, une récolte des caractéristiques socio-démographiques des participants et de leurs habitudes de pratique vis-à-vis du mélanome a été effectuée. Au cours de la formation, un observateur externe a recueilli les commentaires libres des médecins généralistes. Après la formation, un premier questionnaire de perception a été soumis aux participants. Après un an, les médecins généralistes ont été recontactés et un second questionnaire de perception leur a été proposé. Résultats : Un échantillon de 88 réponses a été retenu en post-formation direct, et de 58 réponses pour le questionnaire à 1 an. Les participants ont estimé que contribuer au diagnostic précoce est le rôle du médecin généraliste, et est une plus-value pour leur pratique. Ils ont noté un impact positif de la formation sur leur confiance, leurs capacités diagnostiques, leurs pratiques de prévention et leurs habitudes d’examen de peau et de référence au spécialiste. Une partie des médecins a noté manquer encore de confiance pour rassurer les patients sur leurs lésions cutanées mais ni un manque de temps ni un manque de preuves d’un bénéfice du dépistage systématique ne les démotive dans le diagnostic précoce. La cohérence interne était acceptable pour le questionnaire en post-formation direct (alpha de Cronbach = 0,84) et indéterminée pour le questionnaire à 1 an (alpha de Cronbach = 0,77). Conclusion : Les médecins généralistes sont motivés pour contribuer au diagnostic précoce du mélanome. Ils considèrent que la formation a eu un impact positif sur leur pratique et une majorité souhaiterait y assister une seconde fois. D’autres études à plus large échelle seraient nécessaires pour vérifier nos résultats et analyser comment exploiter la perception des médecins généralistes et les barrières pour optimiser les formations qui leur sont adressées.