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L’échiquier médiéval occidental : symbolique et rôle du pion

(2019)

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La présente étude est consacrée à la symbolique du jeu d’échecs et s’intéresse en particulier aux pions et aux différents corps de la société qu’ils représentent, notamment les catégories professionnelles. Elle s’articule autour de trois parties. La première comprend les chapitres introductifs s’attachant à donner une présentation des sources et un état historiographique. Rédigé vers la fin du XIIIème siècle, le Liber de moribus hominum et officiis nobilium ac popularium super ludo scaccorum du dominicain génois Jacques de Cessoles constitue la source de référence de l’étude. La deuxième partie du travail propose une édition corrigée et complétée de ce texte dont le succès se manifeste non seulement à travers ses imitations, mais aussi par ses nombreuses traductions. Le traité a effectivement été traduit et remanié en diverses langues au cours des XIVème et XVème siècles. Enfin, la troisième partie s’attèle à l’analyse proprement dite. Un premier chapitre s’intéresse aux sources du Liber de moribus – notamment à la littérature exemplaire qui l’alimente – et donne une approche quantitative de la place du pion dans l’œuvre de Jacques de Cessoles. Les métiers du peuple dans l’œuvre du dominicain génois font l’objet du deuxième chapitre : on s’y intéresse plus précisément à la connotation allégorique du pion. Le troisième chapitre envisage quant à lui les interactions des pions avec les autres pièces présentes sur l’échiquier. Il débouche sur une analyse de ses déplacements. Enfin, le quatrième et dernier chapitre de cette étude s’intéresse à la place du pion au sein de diverses sources médiévales : le Quaedam moralitas de scaccario de Jean de Galles (milieu du XIIIème siècle), le Jus des esqués d’Engreban d’Arras (fin du XIIIème), les traductions/adaptations de l’œuvre de Jacques de Cessoles par Jean de Vignay (vers 1340) et Jean Ferron (1347), le Jeu des échecs moralisés de Guillaume de Saint-André (fin du XIVème siècle) et enfin Les eschéz d’amours d’Evrart de Conty (entre 1370 et 1380). Jacques de Cessoles est profondément désireux d’un système sociétal stable où chacun a sa place et progresse en respectant les autres composantes de la société. Il est favorable à un système de gouvernement monarchique où toutes les forces convergent vers le roi. Le Liber de moribus insiste sur les notions d’organisation et d’ordre mais aussi de solidarité et de complémentarité.