Existe-t-il des bienfaits à la présence d’un animal de compagnie sur le sentiment de bien-être des femmes résidant en maison de repos (et de soins) en Belgique ? Si oui, lesquels ?
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- Ce mémoire s’est intéressé aux bienfaits de la présence d'animaux de compagnie sur le bien-être de femmes résidant en maison de repos (et de soins) en Belgique. Les études sur ce sujet sont de plus en plus nombreuses et démontrent donc un intérêt croissant pour ce thème, mais elles ont exploré principalement les effets des animaux visiteurs d’une maison de repos, et non adoptés. Excepté au moins deux études, mais qui livrent des résultats discordants : pour l’une (Crowley-Robinson et al., 1996b), la présence d’un animal de compagnie au quotidien démontre un effet positif significatif sur l’état émotionnel des résidents, pour l’autre (Barwell, 2013), elle n’en a pas. Ce vide littéraire et ce flou théorique ont motivé le choix de notre sujet : Existe-t-il des bienfaits à la présence d’un animal de compagnie sur le sentiment de bien-être des femmes résidant en maison de repos (et de soins) en Belgique ? Si oui, lesquels ? Pour répondre à la question de recherche, une étude qualitative a été menée, comprenant des entretiens semi-directifs. L’analyse des données et leur parallèle « théorie/pratique » ont fourni des éléments pertinents de réponse, nous permettant de générer des hypothèses pour de futures études, mais nous livrant surtout son verdict : la présence animale, bien que bénéfique pour certains, n’est pas une solution miracle pour tous. La présence de l’animal résident peut être bienfaisante par son soutien donné, par la création d’interactions -et même parfois d’amitiés- avec les autres résidents ou avec le personnel, par l’atténuation de la solitude, parfois par le substitut d’un être cher perdu, par le maintien d’un sentiment d’autonomie grâce à la responsabilité des soins, etc. Mais ces bienfaits sont aussi tributaires d’un lien avec l’animal : ce lien, entretenu par des contacts réguliers, sera le déclencheur de tous ces impacts positifs. Sans lui, la seule présence de l’animal ne suffit pas. Mais la subjectivité du sentiment de bien-être est telle, et les ingrédients pour y accéder si différents de l’un à l’autre (Teater & Chonody, 2021), qu’aucune généralisation ne pourrait être conclue. Hormis peut-être celle que le bien-être est une aspiration humaine éternelle, mais que celui des personnes âgées est particulièrement vulnérable, voire menacé par les bouleversements liés au grand âge et parfois à ceux liés à l’entrée en institution.