Le futur du vitiligo : la voie JAK/CXCL10 serait-elle une nouvelle cible thérapeutique efficace ?
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- Le vitiligo est une maladie chronique auto-immune touchant 0,5% à 2% de la population mondiale. Elle se manifeste par l’apparition de macules blanches au niveau de la peau suite à la dégradation des mélanocytes. Cette maladie n’est pas mortelle mais l’impact psychologique n’est pas à banaliser. Les premières taches apparaissent généralement durant l’enfance ou avant l’âge de 30 ans. Cette maladie auto-immune est multifactorielle. Des facteurs déclenchants (phénomène de Koebner), une prédisposition génétique et le stress oxydatif sont également des éléments propices au développement du vitiligo. D’autres maladies auto-immunes peuvent être concomitantes, par exemple des maladies thyroïdiennes, des maladies inflammatoires de l’intestin, ou encore l’arthrite rhumatoïde. Les objectifs recherchés du traitement sont de freiner l’évolution de la maladie, permettre une repigmentation et éviter la rechute. L’application en topique de corticostéroïdes ou d’inhibiteurs de la calcineurine associée à une photothérapie par UVB représentent le traitement de base. Des études récentes ont permis de mieux comprendre le mécanisme de cette maladie. De potentielles cibles thérapeutiques ont été découvertes. La voie JAK/CXCL10 semble jouer un rôle important. En effet, cibler cette voie permettrait d’inhiber la réaction inflammatoire initiale. Le ruxolitinib, un inhibiteur de la voie JAK/CXCL10, pourrait devenir le premier traitement remboursé pour le vitiligo. Les études de phase 2 et de phase 3 sont très concluantes. L’efficacité est démontrée et les effets secondaires sont peu nombreux. D’autres molécules seront prochainement étudiées. L’avenir du vitiligo semble très prometteur.