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Analyse des apports des théologiennes africaines sur la question de la conversion des structures de participation en Eglise

(2023)

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La question de de la conversion des structures de participation en Église est au centre de l’analyse. L’analyse va porter sur les apports des théologiennes africaines. Trois chapitres vont permettre d’esquisser la démarche au cours de laquelle quatre auteures, des Africaines, servent des points focaux via leurs écrits sur la période allant de 2007 à 2016. Sœurs des Congrégations religieuses de l’Église catholique, chrétiennes et pratiquantes, ces auteures qui sont aussi professeures prennent parole dans le premier chapitre. A l’unanimité, elles condamnent la hiérarchie ecclésiale de ne rester qu’au niveau des discours concernant la présence effective féminine dans les espaces de prise des décisions. Elles en appellent au changement pour que l’Église vive ce qu’elle prêche -la dignité de la personne humaine- en ouvrant les espaces les plus fondamentaux aux femmes. Dans la même perspective, le deuxième moment réfléchit sur les apports proprement dits à travers le contexte africain, l’aide des Écritures Saintes et des textes du magistère ordinaire de l’Église sous les pontificats de Jean Paul II, Benoît XVI et François. Du contexte africain, l’on retient que nombreuses femmes sont encore victimes d’indexation dans les jeunes Églises d’Afrique, indexation due à l’excès des préjugés négatifs, stéréotypes, traditions ancestrales rétrogrades, cléricalisme ou/et abus de pouvoir. Quelques-unes des Églises font exception mais elles ne représentent qu’une fine goutte dans l’océan. Les Écritures, miroir des modèles de gestion d’une société, jettent de la lumière sur la manière de vivre la "coresponsabilité", le "partenariat homme-femme‘’ de l’Ancien au Nouveau Testament. Les écrits des trois papes montrent l’évolution du dossier concernant la place du féminin dans l’Église. L’actuel pape franchit le pas dans l’insertion des femmes dans les espaces les plus incises de l’Église même si c’est encore une ‘’lente féminisation" des structures ou curies ecclésiales. L’impact des discours théologiques et chrétiens africains, objet du dernier chapitre, est non moins visible sur le terrain de l’Église en général et des Églises de l’Afrique en particulier. Malgré certains signes de changement ou de conversion à la base de la pyramide ou des côtés du polyèdre, il y a encore des efforts à fournir pour parler et vivre une Église pour toutes et tous à tous les niveaux, une Église dont les critères d’insertion seraient l’appel du Seigneur, la réponse dans la foi personnelle ou/et communautaire, le baptême. L’Église devrait s’appuyer sur ces deux leviers humains -féminin et masculin- et laisser parler les compétences, les potentialités en lieu et place d’autres critères pour continuer et assurer sa mission évangélisatrice. Un défi est lancé : vivre la mixité à tous les niveaux de l’Église et dans toutes les structures de participation ecclésiales ! Non seulement la mixité reste un élément essentiel et dynamisant, mais aussi elle exige la collaboration qui valorise le dialogue, lequel dialogue se définit comme un lieu d’enrichissement mutuel. Lutter pour changer les structures déshumanisantes dans l’Église catholique en général, et dans les Églises d’Afrique en particulier, demande l’implication de chacune et chacun pour parler synodalité en partant des divers endroits d’existence (bases de la pyramide ou côtés du polyèdre) via l’inculturation, les mouvements d’action catholique ou d’autres instruments locaux.