L'impact des inquiétudes anxieuses, selon leurs modes cognitifs, sur les fonctions attentionnelles
Files
Ypersiel_2014.pdf
UCLouvain restricted access - Adobe PDF
- 3.11 MB
Details
- Supervisors
- Faculty
- Degree label
- Abstract
- L’objectif de ce mémoire est de progresser dans la compréhension des difficultés attentionnelles auxquelles font face les personnes sujettes aux inquiétudes anxieuses et, plus particulièrement, de comparer l’impact de ces inquiétudes en les distinguant selon deux formes différentes, l’une constructive et l’autre non constructive. En effet, les conséquences néfastes des inquiétudes ont déjà été démontrées dans de nombreuses recherches. L’appauvrissement des ressources attentionnelles en fait partie. Il a ainsi été prouvé que les individus anxieux présentaient un biais attentionnel envers la menace et une diminution du contrôle attentionnel. Ce biais attentionnel est renforcé par le processus d’inquiétude présent chez les sujets anxieux, comme l’explique le modèle de Hirsch et Mathews (2012) ainsi que le modèle multi-niveaux des émotions (Philippot, 2012). C’est en se référant à ce modèle que nous avons tenté de clarifier la compréhension des influences réciproques qu’entretiennent ces systèmes entre eux et qui peuvent maintenir l’individu dans ce phénomène d’inquiétudes. Nous avons constitué un échantillon de cinquante-sept participants répartis en deux groupes : le groupe de participants « sujets aux inquiétudes » et le groupe « contrôle ». Nous avons ensuite assignés aléatoirement les participants à la condition d’induction d’inquiétudes sur le mode « générique » ou « spécifique ». Nous procédions par après à la passation de la tâche modifiée de Posner décomposées en trois sessions afin de réaliser une induction d’inquiétudes entre chacune d’elles. Les résultats observés ne confirment pas l’hypothèse de l’effet d’induction d’inquiétudes. Néanmoins, les analyses montrent une différence au niveau des temps de réaction à la tâche modifiée de Posner entre le groupe de participants « sujets aux inquiétudes » et le groupe de participants « contrôles ». Par ailleurs, on observe également une différence au niveau des temps de réaction à la tâche modifiée de Posner entre les sujets assignés au mode « générique » et les sujets assignés au mode « spécifique » pour le groupe de participants sujets aux inquiétudes anxieuses, ce qui confirme les difficultés attentionnelles de ces individus, mises en évidence dans la littérature. Nous présentons, dans la partie discussion de ce mémoire, les limites de l’étude et l’implication pour les recherches futures.