La future monnaie ouest africaine (ECO) constitue-t-elle un outil pertinent pour les échanges intrarégionaux et internationaux au regard de la théorie de zone monétaire optimale?
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- Les années 1994 et 2000 furent marquées par la dévaluation du Franc CFA (Franc des Colonies Françaises d'Afrique). Cela n'a pas répondu aux attentes des politiques et aux aspirations Ouest-africaines. La zone franc et les autres pays du continent africain enregistraient des moins bons résultats dans le commerce mondial (Stasavage, David, 1994). Cependant, on a pu constater que les pays africains étaient confrontés à des problèmes structurels suivants : - une mauvaise gouvernance des dirigeants africains; un phénomène d'insécurité qui gangrène un peu partout en Afrique; - un non respect de la conditionalité du Programme d'Ajustement Structurel (PAS) du Fonds Monétaire International et de la Banque Mondiale par les États africains. À la suite de l'échec de l'ajustement structurel, les institutions de Bretton Woods ont préconisé l'ajustement monétaire. C'est dans ce contexte de régionalisation monétaire un peu partout dans le monde que la Communauté des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) souhaitait se doter de sa propre monnaie. Pour mettre sur pied le projet de création de la monnaie unique, la CEDEAO a mis l'accent sur l'approche graduelle. Cette dernière consiste dans un premier temps que les pays de l'Union Économique et Monétaire Ouest Africain (UEMOA) adoptent la monnaie unique et dans un second temps, inviter les pays issus de la Zone Monétaire de l'Afrique de l'Ouest (ZMAO) à adopter la monnaie unique avec un but de former une zone monétaire unique (ZMU) d'ici 2027. L'objectif de cette étude est d'examiner les pays de l'Afrique de l'Ouest à l'aune des critères de convergence résultants de la théorie de zone monétaire optimale.