Le silence et ses usages dans les situations scolaires : quelles fonctions ? Étude exploratoire auprès de deux enseignants et quatre élèves.
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- Interpellée par le nombre d’élèves diagnostiqués comme ayant des troubles de l’attention accompagnés ou non d’hyperactivité, nous avons exploré la place accordée à l’usage du silence dans les situations scolaires. Notre instinct nous amenait à penser que le manque de silence agissait sur la perte d’attention en classe. Nous avons cherché à comprendre : « quelles sont les fonctions du silence dans l’usage qu’en font les enseignants ? Quelles sont les fonctions du silence dans la perception qu’ont les élèves des intentions de leurs enseignants ? ». Pour ce faire, nous nous sommes basée sur une littérature portant d’une part sur les pédagogies usant du silence telles que le triangle de résonance (Rosa, 2018), la gestion mentale (de La Garanderie, 2013), la subjectivation (Bourgeois, 2018), la pleine conscience (Hyland, 2011) ou encore la pédagogie de la lenteur (Francesch, 2011). D’autre part, nous avons établi différents effets cognitifs et émotionnels du silence (Le Van Quyen, 2019). Ensuite, nous avons effectué une étude exploratoire auprès de deux enseignants et quatre élèves afin de répondre à notre hypothèse : « l'usage du silence est favorable aux apprentissages des élèves ». Grâce à nos analyses des entretiens d’explicitation (Vermersch, 2013), nous avons découvert que lors de situations d'apprentissage, le silence et le non-silence ont un rôle dans le rapport à l’espace-temps, la qualité de la relation pédagogique ainsi que le processus de subjectivation (Bourgeois, 2018). Enfin, nous souhaitons que ce travail permette à des enseignants d’user consciemment de moments de silence ou de non-silence afin d’améliorer la qualité de leurs processus pédagogiques.