Mobilité urbaine - En quoi les espaces de la mobilité impact la perception du paysage urbain?
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- Pour comprendre en quoi l’architecture des espaces de la mobilité impacte notre perception des paysages urbains, je me suis d’abord intéressé à l’histoire de la fabrique de la ville, mettant en évidence l’aspect évolutif et le caractère inclusif des villes. En s’étendant, le paysage urbain transforme le paysage naturel et génère une mobilité croissante. Le gabarit et la vitesse des objets entrent en compte lors de la mise en œuvre d’infrastructures de transport. Les routes goudronnées permettent une circulation confortable pour les automobilistes, mais ce genre de revêtement donne la perception d’un paysage urbain pensé pour la voiture. L’espace semble alors réservé à la voiture et le paysage urbain perd en inclusivité et en convivialité. Après avoir été contenue dans les remparts de la cité, l’urbanisation s’est rependue dans le paysage, provocant des différences de densité entre le centre et la périphérie, empêchant d’envisager un mode de transport unique pour toute la commune. Aujourd’hui, la crise environnementale et les nouvelles formes de mobilités permettent d’envisager une réduction de la part des voitures, notamment en milieu urbain où la densité bâtie rend l’espace rare et précieux. Le paysage urbain est vaste et difficile à cerner, au sein de celui-ci, la rue, un vide à la fois quelconque et si particulier. Un espace que nous traversons tous, sans for- cément y prêter attention. Pourtant elle est au centre du paysage urbain, puisque c’est là que les acteurs de la ville peuvent se croiser, se rencontrer et s’assurer qu’ils font partie du même contexte. Le bitume contraste avec les pavés, historiques, locaux et participants au charme de la rue. Cela peut sembler anecdotique car les infrastructures routières sont d’abord pensées pour être utiles. Pourtant, le lien social établi par la rue est une donnée non négligeable pour la qualité de vie en ville. Le projet donne plus de place aux mobilités urbaines et des espaces favorisant le lien entre la ville et ses habitants en agissant sur l’axe Cardo. Le dessin du sol oriente sur la manière d’habiter le paysage urbain, la matière traduit un message et défini des espaces dans lesquels les humains sont invités à réaliser certains actes, il est impossible de tous les anticiper. En ville, l’architecture des espaces de la mobilité doit donc être assez contraignante pour empêcher certaines utilisations mais suffisamment libre pour permettre une variété d’usages. Cette recherche partage le fait que le travail de l’architecte n’implique pas forcément la construction d’un bâtiment mais pas toujours par une manipulation de la matière pour délimiter des vides.