L’activité physique régulière influe t-elle sur le niveau des hormones liées à la cognition chez les personnes âgées et quels en sont les effets physiologiques ?
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- Introduction : Chez les êtres humains, avec l’âge, il est normal de voir apparaître une déficience cognitive. Toutefois, l’activité physique permet de freiner l’apparition de problèmes neuropsychologiques en induisant une adaptation de différents mécanismes vasculaires, hormonaux et structurels physiologiques. Objectif : L’objectif de ce mémoire est d’expliquer les mécanismes en lien avec l’intervention d'exercices physiques permettant d’améliorer ou de limiter la perte des capacités neuropsychologiques avec l’avancement de la vie et de l’âge. Méthodes : Les recherches ont été effectuées à l'aide de critères d'inclusion sur les bases de données Pubmed, Scopus et Embase. Résultats : Les mécanismes modulés par l’exercice physique qui permettent de limiter la perte des capacités cognitives sont l’augmentation du flux sanguin cérébral, l’augmentation de la sécrétion du facteur de croissance analogue à l’insuline (IGF-1), du facteur neurotrophique dérivé du cerveau (BDNF), des changements dans la libération de neurotransmetteurs tels que la diminution de la sérotonine (5-HT), l’augmentation de la dopamine (DA) et de la noradrénaline (NE), une augmentation de la neurogenèse et du volume hippocampique. Les exercices physiques d’endurance et de résistance sont efficaces pour améliorer les différentes variables de la cognition telles que les fonctions exécutives, l’apprentissage et la mémoire. Conclusion : Afin de limiter la perte des capacités neuropsychologiques liées à l'âge, les personnes âgées devraient effectuer une activité physique régulière suivant les recommandations de l'OMS à savoir : 150 à 300 minutes d’activité physique d’endurance modérée ou au moins 75 à 150 minutes d’activité physique soutenue par semaine et du renforcement musculaire d’intensité modérée à élevée, à raison d’au moins deux fois par semaine.