État des lieux de l'Éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle dans l'Enseignement fondamental et secondaire ordinaire de la Fédération Wallonie-Bruxelles : comment les acteurs de l'EVRAS adaptent-ils le contenu et les méthodes au développement socio-psycho affectif des élèves ?
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- En Fédération Wallonie-Bruxelles, l'Education à la Vie Relationnelle, Affective et Sexuelle (EVRAS) est devenue obligatoire en 2012 par l'ajout d'un article dans le décret définissant les missions prioritaires de l'enseignement fondamental et secondaire. Suite à cela et par obligation légale, d’établissements scolaires ont mis en place des initiatives d'EVRAS en Belgique Francophone. Au vu de ces prises d'initiatives, l'auteur de ce mémoire a tenté de comprendre comment les acteurs de l'EVRAS adaptent leurs contenus et méthodes au développement socio-psychoaffectif des élèves. Méthodes : L'auteur a utilisé une méthode qualitative. En juin 2017, 11acteurs de l'EVRAS (7 animateurs, 2 directeurs, 1 enseignant et 1 éducateur) issus de divers milieux et réseaux ont été interviewés au mois de juin 2017. Ces entretiens ont été réécoutés, retranscrits et/ou relus à plusieurs reprises et ils ont permis à l'auteur de dégager 3 catégories de résultats : 1° l'intervention EVRAS : objectifs poursuivis, type d'intervention et type d'intervenant, 2° les méthodes d'intervention EVRAS et 3° les contenus d'intervention EVRAS .Résultats : Tous les acteurs, qu'ils soient enseignants, éducateurs, directeurs ou animateurs, sont impliqués dans l'élaboration et l'adaptation des contenus et des méthodes de l'EVRAS, en fonction de leur cadre idéologique en termes de santé reproductive et sexuelle. Lorsqu'ils ne suivent pas leur intuition guidée par leur expérience et leur formation, les intervenants adaptent les méthodes et contenus en fonction : 1° de leur sensibilité personnelle, 2° de l'institution (valeurs et normes véhiculées, canevas utilisé, etc.) et 3° de la particularité du public (âge, sexe, maturité, année scolaire, problématique rencontrée, questionnement, etc.). Avec un public plus jeune, les intervenants vont utiliser un vocabulaire plus basique, simplifier les informations données, séparer le groupe-classe selon le genre, etc. Alors qu'avec un public plus âgé, ce sera plutôt le contraire : utilisation de termes scientifique, complexification des explications et des situations de mise en pratique, intervention en groupe-classe unifié, ... Les méthodes et les contenus s'adaptent donc à la progressivité des connaissances, des compétences, de compréhension et de questionnement des élèves selon le développement de la construction de leur identité sexuée et sexuel et les enjeux sociétaux actuels.