Le sexisme, l'injurieux et le droit : à travers le prisme des injures sexuelles, comment concilier, d'une part, la protection des droits des femmes et leur intégrité par les concepts juridiques de discrimination, de sexisme et de harcèlement, avec le droit à la liberté d'expression et, d'autre part, comment assurer l'effectivité d'une répression en cas d'atteinte à ces droits?
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- Au travail, ou à l'école, dans la rue ou dans l'intimité d'une relation, les injures à caractère sexiste sont un phénomène de société relativement connu de tous. Qu’elles prennent une forme raffinée ou soient proférées avec rudesse, peuvent-elles être réduites à leur simple dimension syntagmatique ? Difficile de le soutenir. Les mots revêtent une dimension performative et peuvent, eu égard aux circonstances du moment, se muer en instigateur de la violence physique. Quid du droit ? A travers les concepts de harcèlement, discrimination et sexisme, il peine à toucher du bout de ses dispositions cette réalité autant caractérisée par sa complexité que par sa multi-dimensionnalité. Toutefois, en tant que pouvoir répressif, le droit a-t-il les capacités d’influer les considérations injurieuses et sexistes ?