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« Quel est le rôle des ambassades dans la gestion des violences politiques ? »

(2023)

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Dans cette nouvelle ère du XXIe siècle, nous constatons que notre monde est constamment confronté aux violences politiques. Que nous en soyons acteurs ou spectateurs, directs ou indirects, nous sommes tous concernés. Dans ce contexte en proie à la violence, une série d'enjeux importants semble se jouer derrière lesquels des intermédiaires s'efforceraient d'agencer l’équilibre, tantôt du pouvoir, tantôt de l’égalité entre les Etats. L'issue de ces agencements serait alors le fruit d'un art de la négociation, qui s'est développé au travers de l'histoire de la « diplomatie ». Dans ce mémoire, nous chercherons alors à explorer un passé jonché à la fois d'événements de rupture, mais aussi de reconstruction, ayant (re)façonné et complexifié le rôle des ambassades au cours du XXe et XXIe siècle. Plus explicitement, nous développerons donc la question suivante : « Quel est le rôle des ambassades dans la gestion des violences politiques ? ». Ensuite, par rapport aux travaux antérieurs sur ce sujet, nous remarquons que plusieurs articles et ouvrages scientifiques sont déjà parus sur le rôle plus général des ambassades, notamment dans les travaux de Raoul Delcorde (2009 & 2021), de Marie-Christine Kessler (2012) ou encore dans des autobiographies/mémoires d'anciens diplomates comme celle de Charles-Roux (1956). Néanmoins, ces recherches antérieures abordent bien souvent le seul aspect du rôle des ambassades. Et concernant les autobiographies/mémoires, nous observons alors un aspect plus pratique du sujet, mais qui reste limité temporellement à une période et des expériences spécifiques à l'auteur. C'est pourquoi, ce travail de recherche présente un certain intérêt pour la littérature scientifique grâce à son approche originale qui contextualise le rôle des ambassades sur une ligne du temps élargie, relatant plus de cent-vingt ans d'histoire de violences politiques. Par cette méthode, nous tenterons d'expliquer plus concrètement comment les ambassades agissent et réagissent dans un environnement en proie aux conflits, crises ou même attaques directes à leur encontre. Dans cette optique, nous chercherons à répondre à plusieurs questions de départ, notamment si les ambassades sont des acteurs isolés et « passifs », ou bien si elles font plutôt partie d'un système plus vaste oeuvrant activement à la résolution des conflits et crises, malgré tous les risques que cela peut comporter. Et dans l'hypothèse de ce deuxième cas de figure, nous nous questionnerons alors sur la nature de leurs pratiques diplomatiques et auprès de quels acteurs peuvent-elles trouver du soutien dans l'accomplissement de leurs missions. De plus, un objectif secondaire de ce mémoire sera d'examiner si, dans le cadre de ce sujet, l'histoire a réellement tendance à se répéter. Si oui, les ambassades pourraient-elles alors prudemment tirer profit du passé et s'en servir dans leur rôle de première ligne ? Ce qui influencerait positivement la dynamique des relations diplomatiques, qui produisent encore bien trop souvent des conséquences tragiques. Pour ce faire, nous explorerons principalement, dans le cadre d'une revue de la littérature, un ensemble d'articles et d'ouvrages scientifiques, mais également des supports extérieurs avec notamment des autobiographies/mémoires d'anciens diplomates, des événements historiques, des conventions, des traités, des lois, des communiqués officiels et des sites internet officiels d'institutions diplomatiques. Tout ceci dans l'objectif d'établir une multitude de liens entre cette variété de sources relativement fiables qui permettra in fine de développer une meilleure appréhension du sujet auprès du public et, par la même occasion, contribuer au fameux «devoir de mémoire». A ce sujet, nous pourrions partir de l'hypothèse que même si l'histoire semble se perdre, ses conséquences persistent. Ainsi pour illustrer l'importance de ces vestiges du passé, nous pouvons reprendre une citation du célèbre poète et diplomate français du XIXe siècle, Alphonse de Lamartine : « Ignorant d’où je viens, incertain où je vais » (Lamartine, 1820). Et pour finir, ce mémoire sera structuré en trois parties. Tout d'abord, l'introduction sera suivie par le corps du mémoire qui sera composé d'une première section, intitulée « Problématisation », et d'une deuxième section, intitulée « L'évolution du rôle des ambassades face aux violences politiques du XXe au XXIe siècle » qui sera sous-divisée en six chapitres périodiques d'événements clés de l'histoire : « 1900-1930 », « 1930-1950 », « 1950-1990 », « 1990-2000 », « 2000-2020 » et « 2020-... »), et pour finir, la conclusion visera à répondre de manière critique aux hypothèses et questions de départ, mais surtout à éclaircir la question centrale de ce mémoire : « Quel est le rôle des ambassades dans la gestion des violences politiques ? ».