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TambatOlivia-8791-15-00-2016-2017.pdf
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- Résumé : La couleur de la peau est le premier indice remarquable permettant de déterminer l’appartenance socio-culturelle ou raciale d’une personne. Les femmes africaines à couleur de peau noire ou sombre qui se dépigmentent, se décapent ou s’éclaircissent volontairement la peau en utilisant les produits éclaircissants nocifs pour la peau et la santé le font en vue d’être claires, brunes voire métissées. Cette pratique de dépigmentation de la peau existe depuis les années 1950-1960 et se repend de plus en plus en Afrique, en Europe et aux Amériques. Les femmes à peaux sombres et moins sombres y ont recours pour s’embellir, se modifier ou améliorer leurs apparences. Ce sujet d’actualité encore tabou, est assez complexe car traite de plusieurs aspects relatifs au travail du corps et de l’apparence notamment la transformation du corps en vue d’être belle, attirante et séduisante, ainsi que pour garder son conjoint ou époux ce qui entraine une perte d’une identité noire, une ascension sociale, une régulation physique de la beauté, une prégnance de stéréotypes féminins et des questions de genre. Les femmes sont la base de l’anthropologie du sensible. Face à l’inégalité fondamentale du fractionnement de la beauté, elles régulent elles-mêmes le sensible afin de créer des équivalences et similitudes entre elles en travaillant leurs corps par le décapage de la peau.