Hypothèses sur les causes du passage à l'acte criminel d'un adolescent : le cas de Nathan Duponcheel
Files
Hers-86071800-2020-21.pdf
Closed access - Adobe PDF
- 1.06 MB
Details
- Supervisors
- Faculty
- Degree label
- Abstract
- Ce mémoire est une recherche inductive exploratoire au sujet de l’affaire Duponcheel. Il s’agit d’une affaire belge qui s’est produite en septembre 2017 à Mouscron. Nathan Duponcheel âgé de 18 ans est inculpé à 20 ans de prison pour assassinat. Il s’agit d’un adolescent qui n’avait jamais posé de problème, jusqu’au jour où il commet l’irréparable. Ce mémoire aura alors pour objectif de formuler des hypothèses sur les processus inconscients qui ont pu mener l’adolescent à commettre un meurtre. Ces hypothèses seront basées sur l’histoire de Nathan Duponcheel, dont les données ont été récoltées dans la retranscription de son procès d’assises, ainsi que sur des recherches théoriques concernant le processus de l’adolescence, la répercussion sur celui-ci de la violence du père sur ses enfants et la perte d’un parent par le suicide ainsi que sur les différentes causes qui peuvent pousser un adolescent à commettre des actes de délinquances. Les hypothèses tentent de répondre aux questions concernant les mouvements intérieurs qui ont pu mener l’adolescent au meurtre, les conséquences causées par les différents traumatismes ainsi que sur la provenance de son impulsion meurtrière. À la suite de différentes lectures, quatre hypothèses différentes seront formulées. La première formulée concerne la blessure narcissique que Nathan a pu ressenti face au suicide de son père, tel un abandon impossible à supporter, mais aussi comme une partie de lui-même qui lui a été enlevé. La seconde hypothèse suppose l’image négative que Nathan avait de son père à cause de l’acte du suicide qu’il définit comme étant lâche. Face à cette image, Nathan tente de faire de lui-même son propre père, par son acte de pouvoir sur la vie d’autrui, mais aussi sur une figure d’autorité qui à représentation symbolique. La troisième hypothèse est en rapport avec la culpabilité que le jeune homme a pu ressentir face à la mort de son père. Son crime serait alors un moyen de se déculpabiliser en vengeant son père et de se faire punir par un juge extérieur à lui-même est trop persécuteur. La dernière hypothèse concerne la reproduction du schéma de la violence appliquée par son père durant son enfant ainsi que les effets que celle-ci a pu avoir sur son développement.