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Comment les marchés économiques et financiers pourraient-ils préserver les écosystèmes ?

(2015)

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Les écosystèmes naturels recouvrent la majeure partie de notre planète, fournissant des biens et services qui sont à la base du bien-être humain mais également de l’économie mondiale. Malheureusement, depuis une cinquantaine d’années, les enjeux environnementaux ne cessent de s’accumuler, les externalités négatives se multiplient et la dégradation de la nature s’accélère. Une des causes de cette érosion écologique serait le manque de capacité à considérer les bénéfices que l’Homme retire de la nature ainsi que les pertes liées à sa destruction. En effet, l’économie actuelle ne prend pas en compte les biens et services environnementaux qui ne sont pas évalués sur les marchés. Pourtant la grande majorité des services écosystémiques ne sont pas considérés comme des éléments marchands et ne sont pas visibles dans les comptes publics et privés. Cette invisibilité économique de la nature contribue à la dégradation de la biodiversité et à la perte de ses précieux actifs alors que les ressources naturelles constituent pourtant un patrimoine économique à part entière. C’est pourquoi la valorisation des écosystèmes et des services qu’ils fournissent semble être une solution adéquate pour montrer leur importance et pour enfin prendre en compte ces valeurs au sein de l’économie. La comptabilité du capital naturel et la création de nouveaux marchés économiques, tels que les programmes de payements pour services environnementaux (PSE), constituent des canaux prometteurs pour aider à cette intégration. Il est également important de dénoncer les formules et les pratiques financières actuelles, qui supposent une croissance perpétuelle, des ressources naturelles illimitées et qui sont dirigées par une vision de court-terme. Il faut introduire la notion de « monde fini » dans lequel nous vivons et limiter la notion de croissance au sein des formules financières. Plusieurs pistes de solutions sont suggérées pour les entreprises, notamment la limitation des effets de leviers financiers, la divulgation des externalités négatives et la taxation des ressources naturelles. Il est évident que le gouvernement a un grand rôle à jouer dans l’adoption de la valorisation économique des écosystèmes et dans l’établissement de nouvelles directives qui aident à instaurer une finance plus environnementale. Il reste encore beaucoup à faire pour accéder à des résultats concrets mais l’investissement de la sphère économique semble être très prometteur pour corriger les pertes environnementales qui ont été subies par la planète.