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PertoldiAlice_0111-14-00_2016.pdf
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- Une recherche qualitative à partir de récits de vie de femmes brésiliennes exilées en Belgique suite à la dictature militaire (1964-1985) La société brésilienne, depuis ses origines, se caractérise par une culture politique marquée par un fort et très enraciné discrédit du droit. L’inégalité des individus devant la loi s’inscrit profondément dans l’histoire de leur société. A la suite du coup d’Etat de 1964 et sous la présidence de João Goulart, une dictature militaire éclate. Elle ne prendra fin qu’en 1985. Sous ce régime, les forces armées réprimaient violemment toute forme d’opposition au gouvernement. La liberté de pensée a été la première chose à être abolie par ce régime et la torture était fréquemment utilisée. Dans notre recherche, nous nous intéressons aux parcours de trois femmes brésiliennes ayant fui ce climat de violences politiques pour se réfugier en Belgique. Nous avons réalisé une démarche qualitative basée sur la méthodologie du récit de vie. A travers ces témoignages, ces femmes ont souhaité nous raconter leur histoire, mais aussi l’Histoire. Cette violence politique, encore terriblement d’actualité au Brésil, n’a pas manqué d’impacter nos narratrices. Ce contexte particulier aura été en arrière-fond de notre travail durant toute son élaboration. Dans ce mémoire, nous exposons dans un premier temps notre méthodologie. Ensuite, pour mieux comprendre le récit de ces trois femmes, nous introduisons une mise en contexte de l’histoire du Brésil et des événements récents qui se sont passés là-bas. S’en suit une présentation de ce qu’elles ont bien voulu partager avec nous. Après cela, nous exposons les difficultés que ces femmes ont pu rencontrer au cours de leur vie, à la lumière des concepts théoriques de traumatisme et d’exil. Egalement, nous nous intéressons à la reconstruction de ces femmes et à ce qui a pu leur servir « d’appui » tout au long de leur parcours. Enfin, nous analyserons la relation particulière qui s’est établie dans cet « entre-femmes » et dans cet « entre-générations ». Comment ces femmes se sont-elles reconstruites psychiquement suite à ces événements ? Sur quoi ont-elles pris appui pour soutenir leur processus de reconstruction ? Et enfin, face aux violences politiques d’hier et d’aujourd’hui, que pouvons-nous faire ? Que pouvons-nous espérer ?