Coups de balais et coups de crayons : analyse des caricatures de Jam antérieures à la Seconde Guerre mondiale : juin 1934 - mai 1940
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- Dans les années trente, avant de devenir le célèbre caricaturiste Alidor, Paul Jamin (1911-1995) dessinait – sous le diminutif de Jam – dans les pages de la presse de droite et du mouvement rexiste. Ce mémoire se concentre sur 1103 caricatures réalisées entre juin 1934 et mai 1940. Il se donne pour ambition d’analyser les modes de représentation, l’univers mental et les références de Paul Jamin. Il tente également de comprendre comment le caricaturiste met son incontestable talent aux services du rexisme et d’une droite teintée tantôt de catholicisme, tantôt de conservatisme, voire d’un certain philofascisme. Trois parties composent cette étude. La première commence par une importante mise en contexte sur le monde de l’entre-deux-guerres et la droite politique belge. Cette contextualisation est suivie d’une biographie portant sur l’ensemble de la vie de Paul Jamin. Comprendre une oeuvre, c’est également comprendre son créateur. La seconde partie s’ouvre sur une présentation des sources. Les 1103 dessins sélectionnés se répartissent au sein de six périodiques : Le Vingtième Siècle, Rex, Cassandre, Le Pays Réel, L’Oasis et L’Ouest. Ces derniers sont décrits afin de mieux cerner leurs courants de pensée et leurs histoires. La répartition des différentes caricatures en fonction des journaux est également abordée. Cette partie se termine par une analyse de la productivité de Jam pour la période étudiée. L’analyse du corpus de caricatures prend place dans la troisième partie. Elle se divise en trois chapitres. Un premier couvre la situation propre à la Belgique. Différents thèmes y sont traités à l’instar des opinions politiques, de l’activité des gouvernements et des parlements, des élections, des scandales et de la drôle de guerre. Le second chapitre porte sur la situation internationale. Il y est question de la représentation de plusieurs pays et conflits de l’interbellum. Le troisième et dernier chapitre présente un certain nombre d’archétypes présents dans l’oeuvre de Paul Jamin.