Files
Pirson_37801900_2025.pdf
Closed access - Adobe PDF
- 2.04 MB
Details
- Supervisors
- Faculty
- Degree label
- Abstract
- Arrière-plan : Le binge drinking est un phénomène social touchant 25% de la population et impliquant une consommation excessive d'alcool de manière épisodique. Les recherches sur les troubles liés à l’usage de l’alcool (TSUA) ainsi que leurs conséquences sont très répandues, mais celles liées spécifiquement au binge drinking et aux déficiences émotionnelles se font plus rares. Objectifs : L'objectif de la recherche était d'analyser ce comportement chez les 18-30 ans. Plus précisément, le but était d’explorer la présence ou non de déficits des capacités émotionnelles dans le binge drinking et de mesurer ses effets. La compétence émotionnelle observée était l'identification émotionnelle. Elle a été observée sur 3 niveaux : les émotions faciales, prosodiques et corporelles. Méthodologie : L’étude s’est basée sur un échantillon de 41 participants (N=41), dont 18 binge drinkers et 23 sains. Les participants devaient répondre à un questionnaire informant des variables sociodémographiques, de leur consommation d’alcool et de tabac ainsi que d’autres comorbidités pour être potentiellement sélectionnés. Un score de binge drinking a été calculé pour sélectionner les répondants au questionnaire. Ils ont ensuite passé un test divisé en 3 parties : l’identification des émotions prosodiques, des émotions faciales et corporelles. Le but de celui-ci est de comparer la reconnaissance des émotions à travers différentes modalités sensorielles. Afin de répondre aux hypothèses, des statistiques descriptives ainsi que des ANOVA et des tests de comparaison post-hoc ont été réalisés. Enfin, les résultats ont été discutés en envisageant des perspectives futures et en mettant en lumière les limites de cette étude. Résultats : Les résultats n’ont pas permis de mettre en avant un déficit au niveau des performances d’identification émotionnelle ni une différence d’identification selon le genre. Seules des différences dans les temps de réaction corrects ont été observées. Mais les résultats doivent être nuancés, c’est le type de traitement (faces/bodies/voices) qui influence significativement les temps de réaction et non le groupe (BD/sains) ou le sexe (H/F).