Evaluation de la biodiversité du Bois de Lauzelle : état des lieux et recommandations
Files
Liégeois_19899100_2021_annexe_Tableau7.pdf
Closed access - Adobe PDF
- 241.25 KB
Liégeois_19899100_22021_Annexe_Figure10.pdf
Closed access - Adobe PDF
- 738.63 KB
Liégeois_19899100_2021.docx
Closed access - Microsoft Word XML
- 12.94 MB
Liégeois_19899100_2021.pdf
Closed access - Adobe PDF
- 4.74 MB
Details
- Supervisors
- Faculty
- Degree label
- Abstract
- Situé en périphérie de la cité universitaire de Louvain-la-Neuve, au cœur d’une région densément habitée, le Bois de Lauzelle concentre des enjeux de recherche et d’enseignement, socio-économiques, éducatifs, économiques et écologiques. Sa désignation comme site Natura 2000 doit inciter à considérer la préservation de son patrimoine naturel comme un enjeu transversal prioritaire. Aux fins d’évaluer la qualité écologique du bois et de formuler des recommandations adaptées, plusieurs indicateurs biologiques et structurels ont fait l’objet d’une analyse. L’état de conservation des biotopes a été évalué par le biais d’une méthode s’appuyant sur l’examen de la végétation, des perturbations d’origine anthropique et de certains paramètres structuraux tels que les arbres morts et arbres de grandes dimensions. L’indice de biodiversité potentielle a été calculé pour les principaux types de peuplements du bois et la qualité écologique des lisières externes au massif a fait l’objet d’une estimation. Complémentairement, les données ornithologiques des trente dernières années ont été analysées et un inventaire chiroptérologique a été mené durant l’été 2020. Ces analyses mettent en évidence le bon état de conservation des biotopes neutrophiles, lequel contraste avec l’état altéré de l’aulnaie-frênaie rivulaire et des biotopes acidophiles. Ce mauvais état est à mettre en lien avec un déficit en espèces typiques de ces biotopes et en espèces typiques des forêts anciennes et avec la présence régulière, particulièrement dans les biotopes acidophiles, du Cerisier tardif (Prunus serotina), espèce exotique très envahissante sur sol sableux. Le massif est pour partie constitué par une hêtraie ancienne, partiellement remplacée par une chênaie. Celles-ci sont caractérisées par une forte densité d’arbres de grandes dimensions, potentiellement porteurs de micro-habitats qui peuvent servir de gîte à certaines des 9 espèces des chauves-souris dont la présence au Bois de Lauzelle a été établie ou bien accueillir la nidification d’une des 4 espèces de pics nichant très probablement au sein du massif. La gestion devra veiller à préserver une majorité de ces arbres d’intérêt biologique, ainsi que des arbres morts de grandes dimensions, encore trop peu nombreux malgré leur maintien systématique. L’analyse a également mis en évidence un déficit en milieux ouverts, auquel il pourrait être remédié par la création d’un réseau de clairières et de lisières internes et par la restauration d’une lande à Callune, s’inscrivant dans le plan régional de restauration de ce biotope. Complémentairement, la mauvaise qualité biologique des lisières externes, mise en lumière par la présente étude, pourrait être améliorée par la restauration progressive d’une lisière structurée. Les techniques de restauration de ces biotopes devront tenir compte du risque d’envahissement par des espèces compétitives dans ce type de milieu, en particulier la Fougère aigle (Pteridium aquilinum) et le Cerisier tardif (Prunus serotina). Enfin, il est proposé d’assurer un suivi périodique de l’évolution de la qualité écologique du Bois de Lauzelle s’appuyant sur des inventaires ornithologiques et chiroptérologiques, sur le comptage des arbres morts et arbres de grandes dimensions, sur l’évaluation de l’état de conservation des biotopes et sur le suivi des Lépidoptères Rhopalocères.