Le rôle du psychologue dans l'accompagnement à la transition onco-palliative des patients atteints d'un cancer incurable
Files
Cobbaut_36201500_2020.pdf
Closed access - Adobe PDF
- 1.01 MB
Details
- Supervisors
- Faculty
- Degree label
- Abstract
- La transition onco-palliative est à replacer dans un contexte complexe et en pleine évolution. Avec les progrès de la médecine, la chronicisation du cancer transforme le vécu de la maladie et nécessite un processus de soin prenant en compte les diverses facettes de la vie du patient (Goldwasser, 2017 ; Kaasa et al., 2018 ; Pourtau et al., 2011). Dans ce cadre, nous nous sommes interrogée sur la place et le rôle du psychologue dans la transition onco-palliative. Pour traiter cette question, nous analyserons, dans une première partie, la littérature sur ce sujet et, dans une seconde partie, les résultats obtenus lors d’une enquête qualitative menée auprès de quatre binômes de psychologues en oncologie et en SP. Cette enquête met en lumière les dimensions structurantes de la démarche des psychologues dans cette transition. La première dimension est pour le psychologue de se rendre attentif à la variabilité et la singularité du vécu des patients et de leurs proches. Cela exige une grande capacité d’accueil et d’adaptabilité à l’égard des patients, de leurs proches et des soignants. La deuxième dimension est l’inscription de cet accompagnement dans une dynamique inter-organisationnelle et interprofessionnelle. L’enjeu pour le psychologue est de pouvoir intégrer ou critiquer cette dynamique tout en étant attentif à la cohérence de l’accompagnement. La troisième dimension revient sur l’intervention du psychologue elle-même. Celle-ci se spécifie par la fonction de soutien et d’accompagnement à assurer auprès de l’ensemble des protagonistes de la transition et porte une responsabilité spécifique dans la constitution et le portage de la « communauté de soin » qui se constitue autour et avec le patient. Afin d’appréhender plus précisément encore le rôle du psychologue dans la transition onco-palliative, les recherches futures devraient interroger les patients atteints d’un cancer incurable et/ou les soignants.