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Les souffrances psychiques et sociales liées au contexte migratoire : le cas de trois familles installées en Belgique

(2020)

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Dans le cadre de mon travail de fin des études (TFE) en Master 120 en Sciences de la famille, du couple et de la sexualité, ma réflexion porte sur le thème : « Les souffrances psychiques et sociales liées au contexte migratoire : le cas de trois familles installées en Belgique ». Il s’agit donc d’une étude de cas de souffrances psychiques et sociales vécues par des migrant.es installé.es en Belgique, pas seul.es, mais en famille ou en couple. Pour divers mobiles, certaines personnes quittent leur pays en quête du mieux-être ou de la sécurité ailleurs, en passant parfois plusieurs frontières. En Belgique, en raison du durcissement permanent des politiques publiques en matière d’immigration, certain.es migrant.es et demandeurs.euses d’asile sont en proie à de nombreuses difficultés administratives et d’intégration. Ce qui génère chez eux/elles des souffrances et des traumatismes profonds. Le présent travail cherche à appréhender, chez quelques migrant.es installé.es depuis un certain temps sur le territoire belge, les souffrances, particulièrement celles psychiques et sociales, qu’ils/elles ont vécues (ou vivent encore) en lien avec les politiques publiques en matière d’immigration. Dans cette recherche, les récits portant sur le parcours migratoire de cinq migrant.es représentant trois familles installées à Bruxelles et à Dinant, entre 2004 et 2009, ont été analysés dans le but de comprendre les difficultés et les souffrances corrélatives que vivent ces migrant.es. Il ressort de l’analyse que : 1) les mesures du durcissement des politiques publiques migratoires tendent à dépouiller certaines catégories de migrant.es/exilé.es de tous droits d’exister dignement, tant les souffrances qu’ils/elles endurent sont déshumanisantes ; 2) de nombreux comportements au sein de la société belge, particulièrement ceux des employeurs, sont fonction du statut administratif des migrant.es (légaux ou sans-papiers) ; 3) une différence significative est relevée entre le quotidien des migrant.es/exilé.es disposant d’un titre de séjour — même temporaire — et celui des migrant.es « sans papier » qui vivent quotidiennement sous la psychose d’un rapatriement à tout moment en cas de contrôle de la police ; 4) Les migrant.es « sans papier » disent se sentir humilié.es, impuissant.es, inutiles,… lorsque des situations critiques surviennent dans leur famille d’origine — maladies, décès, absence dans l’éducation des enfants, etc. — et qu’ils/elles ne peuvent pas agir. Ils vivent en permanence avec des regrets et des culpabilités. Certains en deviennent même névrosés.