Les patterns d'interaction entre les professionnels de santé et les patients fondés sur les stéréotypes de genre représentent-ils une source de biais lors des poses de diagnostic de la dépression ? Une revue systématique de la littérature.
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- La dépression est un enjeu de santé public, de par sa prévalence dans le monde et ses conséquences tant pour les malades que pour les proches. La dépression est aussi une maladie qui touche largement plus les femmes que les hommes, avec un sex-ratio de 2:1. Plusieurs facteurs sont avancés pour expliquer cet écart : des différences affectives, biologiques (notamment génétiques et hormonales), cognitives, sociales, d’expériences de vie et comportementales favoriseraient l’apparition de dépression chez les femmes. Toutefois, les hommes sont beaucoup plus sujets au suicide, une des conséquences possibles de la dépression : ils se suicident 3 à 6 fois plus que les femmes. De plus, il est démontré aujourd’hui que les hommes et les femmes ne manifestent pas toujours les mêmes symptômes lorsqu’ils sont dépressifs. Il serait donc possible que les disparités observées soient en partie la conséquence d’une inégalité au niveau du diagnostic. Notre étude explore cette dernière hypothèse, et plus précisément l’influence possible des stéréotypes de genre sur la pose de diagnostic. Le fait d’être un homme ou une femme pourrait-il influencer les interactions entre professionnel et patient, et altérer la pose de diagnostic ? Les stéréotypes de genre pourraient-ils être un biais dans la perception et l’identification de la dépression lors des consultations ? Les dernières publications scientifiques étudiant ce phénomène sont passées en revue de façon systématique et discutées. Deux articles seulement ont été retenus, ce qui ouvre la perspective de recherches futures sur le sujet des stéréotypes de genre au sein des interactions médecin-patient, particulièrement lors des poses de diagnostic de la dépression.