Etude exploratoire de l'impact psychologique de l'absence de corps dans le processus de deuil auprès de familles de disparus durant le génocide des Tutsis au Rwanda
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- Le génocide perpétré contre les Tutsis au Rwanda en 1994 a fait près d’un million de victimes et de nombreux disparus. Il n’est jamais facile de perdre un être cher. Cette disparition initie un processus indispensable, le deuil. Les rituels, la manière dont la mort est considérée peuvent varier suivant les cultures. Certaines circonstances peuvent rendre ce deuil encore plus difficile à vivre. Par exemple lorsque l’être cher a disparu, sans laisser de traces. Dans certains cas l’histoire de la disparition est connue. Dans d’autres, le mystère subsiste : qu’est devenu tel ou tel membre de la famille ? Pourrait-il être vivant ? Certains de ces disparus étaient très jeunes au moment du génocide, des bébés. Peut-être ont-ils été recueillis ? Ou dans quelles circonstances le familier est-il mort ? Ces questions hantent encore certains survivants. Dans le but d’étudier l’impact de la disparition d’individus (sans traces) sur la manière dont est vécu le deuil, nous nous sommes concentrée sur le génocide des Tutsis au Rwanda en 1994. Les proches des disparus oscillent longtemps entre espoir et doute. Nous montrerons ainsi, qu’en cas de disparition, deuil et espoir ne sont pas incompatibles mais que l’absence de corps elle-même rend les rites funéraires plus difficiles à accomplir. Ce mémoire, par des témoignages de membres de la famille de disparus durant le génocide, est une étude exploratoire du vécu des individus face à cette incertitude.