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Défis Sécuritaires et Limites De l’Assistance Militaire Étrangère au Niger

(2020)

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HassoumiGarba_0853-09-00_2020.pdf
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Depuis l’enlèvement en 2010 de salariés français d’Areva par AQMI, à Arlit au nord du Niger, suivi de l’attentat en 2013 qui a visé la caserne militaire d’Agadez et l’extension en 2015 des attaques de Boko Haram au sud-est du pays, dans la région de Diffa, le Niger n’a connu un tel déploiement de militaires étrangers dans le cadre de la lutte contre le terrorisme islamiste. Avec un territoire qui fait plus de quarante fois celui de la Belgique et face à un environnement régional dégradé, le Niger a fait appel à l’aide militaire étrangère qui semble montrer ses limites. Pour cause, entre autre, la frilosité de l’armée et des populations à toute présence militaire étrangère et ce pour une question de souveraineté nationale, le sentiment de trahison nationale donné par les autorités de la 7ème République qui n’ont pas consulté le Parlement avant l’implantation des bases militaires étrangères, la corruption au sein de la hiérarchie militaire et le choix stratégique des militaires étrangers de fonctionner en enclave sans coordination véritable avec les forces locales. La liste est exhaustive. Malgré les moyens technologiques sophistiqués en matière de communication et de renseignement, et un arsenal de guerre impressionnant dont disposent les alliés du Niger, les groupes djihadistes, à travers des attaques à la fois meurtrières et spectaculaires ne cessent d’infliger de lourdes pertes aux Forces de Défense et de Sécurité. Dès lors, l’opinion nationale succombe à la théorie du complot, renforçant ainsi le ressentissent anti-occidental. Ainsi, les populations qui s’interrogent encore sur la plus-value de cette présence militaire étrangère, réclament désormais et ouvertement le départ des troupes étrangères. En réalité au-delà de la question sécuritaire, se jouent des enjeux géostratégiques. Les Etats-Unis et les grandes puissances occidentales sont au Niger pour trois raisons essentielles : empêcher la constitution d’un « Sahélistant » aux portes de l’Europe, cogérer la question du flux migratoire que subi cette dernière depuis 2015 et, surtout s’approvisionner en ressources minières et énergétiques. Le présent mémoire a pour objectif de permettre aux lecteurs une meilleure compréhension des tenants et aboutissants des limites de l’assistance militaire étrangère dans ce pays sahélien.