Comment une organisation peut-elle garder un œil sur les décisions stratégiques primordiales pour la santé de l’entreprise tout en gérant à la fois les effets post-IPO liés au marché boursier ?
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- Ce document tente de rapprocher le monde cloisonné que représente souvent la finance à celui du management en général. Pour ce faire, l’introduction en bourse est utilisée comme élément déclencheur de cette problématique. Lorsqu’une organisation décide d’ouvrir son capital au public, elle s’expose à un ensemble complexe de pressions régissant principalement de deux types d’activités en rivalité : les activités liées au marché financier et les activités liées à son industrie propre. Ces deux activités doivent absolument parvenir à se concorder au sein d’une organisation si l’on veut garantir sa survie à long terme. Une grande partie des efforts consiste à entretenir la relation précieuse de l’entreprise avec son bassin d’investisseurs. Cette part du travail déclenche toutefois un certain nombre de contraintes parfois péniblement maîtrisable. En termes de régulations, il s’agit de respecter le nombre grandissant de restrictions mis en place notamment à la suite des crises financières et visant à protéger les investisseurs et responsabiliser les organisations. À cela, il faut ajouter, les conflits d’agences entre gestionnaires et propriétaires provoquant des coûts de contrôle et de surveillance importants et dont le conseil d’administration ne peut seulement répondre en partie. Certains outils sont effectivement mis en place pour concilier les divergences d’intérêts entre les différentes parties prenantes, mais leur bienfait sur l’organisation est souvent remis en question. Par ailleurs, l’introduction en bourse représente un véritable événement transformationnel dans l’organisation au travers duquel tous les individus sont en partie touchés. Les biais psychologiques tels que la « bounded rationality » représentent une menace pour l’organisation et semblent difficilement évitables. C’est donc à tous les échelons et sous toutes ses formes que l’IPO répercute sa menace sur l’organisation. Quoi qu’il en soit, c’est la dépendance qu’accorde volontairement ou involontairement l’entreprise au marché des capitaux qui définira sa capacité à correctement gérer ses activités boursières en pesant la quantité suffisante d’énergie pour ne pas omettre le reste de ses activités. En effet, c’est le cœur des activités d’une organisation qui représente précisément sa raison d’être et ses perspectives de développement futur. Pour parvenir à limiter l’influence du marché boursier sur les activités principales, l’organisation doit être en mesure d’établir un équilibre sain entre ces deux activités. L’objectif restant bien évidemment de ne pas tomber dans l’acharnement de performances basé uniquement sur le cours de bourse de leurs actions.