La nouvelle hypothèse de la stagnation séculaire : Effets à long-terme de la Grande Récession pour les économies des pays avancés
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- La nouvelle hypothèse de la stagnation séculaire est un concept qui a émergé à la vue de la faible relance économique qui a succédée à la période de la Grande Récession. Selon celle-ci les économies des pays avancés seraient condamnés à une faible croissance économique à long-terme. Si cette hypothèse est dite « nouvelle », c’est qu’elle fut reformulée en 2013 par le célèbre économiste Lawrence Summers, mais concept de stagnation séculaire est bien plus ancien encore. C'est Alvin Hansen qui le premier avança cette hypothèse afin d'expliquer la faible croissance économique qui a succédé à la Grande Dépression dans les années 1930. L'objet de ce mémoire est donc de présenter les arguments des différents auteurs partisans de cette nouvelle hypothèse de la stagnation séculaire. A la fois du coté de l'offre et de la demande. Selon les partisans des explications du coté de la demande c'’est la faiblesse du taux d’intérêt naturel, causant un output gap négatif et persistant qui empêche l’économie de converger le plein emploi qui est à l’origine de la faible croissance économique auxquels sont confrontées les économies des pays avancés. Selon les partisans de la stagnation séculaire du côté de l’offre, c’est la perte de production potentielle causée par la Grande Récession qui explique la faible croissance économique actuelle. Les détracteurs de la théorie de la stagnation séculaire insistent eux sur le role majeur joué par la dette pour expliquer la faible et lente reprise économique. L'inefficacité des politiques économiques face à une situation de stagnation séculaire est également assez interpellant.En ce sens trouver une politique économique permettant de sortir de la stagnation séculaire constitue en ce sens, un enjeu majeur à l’avenir. Si certains économistes assez optimiste à la vue d’une future relance de la croissance économique, présentent des arguments convaincants, nous ne pouvons pas réfuter le fait que la faiblesse problématique du taux d’intérêt naturel ne semble pas présenter des signes futurs à la hausse, mais aussi qu’un grand nombre de facteurs traditionnels moteurs de la croissance économique tels que le déclin prononcé de la productivité, particulièrement celui de l’innovation ou encore de certains facteurs démographiques sont bien réels. L’enjeu de suivre l’évolution de tous ces « vents contraires » à l’avenir, afin de déterminer si la croissance économique est réellement « morte » et que les économies des pays avancés sont condamnées à une faible croissance, ou si cela représente simplement un phénomène post-crise et temporaire.