Apprendre sans voir : l’éducation des jeunes aveugles en Belgique francophone au XIXe siècle (1830-1902)
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- Apprendre sans voir, cette phrase devient une réalité pour les jeunes aveugles à partir du XIXe siècle. Avant ce siècle, rien n’existait pour eux en termes de considérations et d’institutions. Or, le XIXe siècle, c’est le siècle de Louis Braille et de la multiplication d’écoles spéciales. Par conséquent, deux questions se sont posées: comment les jeunes aveugles sont-ils représentés et comment va s’organiser leur éducation au XIXe siècle en Belgique ? Sur base de livres théoriques et de rapports de Congrès portant un intérêt sur la question et grâce aux archives pratiques d’instituts pour aveugles, une étude de plus de septante années a pu être menée. Ce qu’il en a été retiré, c’est que l’histoire des aveugles est chargée de préjugés hérités du Moyen-Age qui ont participé à l’exclusion de ces infirmes jusqu’à nos jours. Néanmoins, grâce au système philanthropique belge, à l’invention du braille et à la multiplication d’écrits et de congrès scientifiques au XIXe siècle, l’institutionnalisation de l’éducation des jeunes aveugles se met en place. Cet enseignement va se baser sur des principes moraux, intellectuels et professionnels, qui vont contribuer à faire du jeune aveugle « un bon citoyen », mais qui vont surtout participer à l’émancipation intellectuelle de ce dernier.