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La pleine conscience et l’impulsivité chez l’enfant et l’adolescent : études corrélationnelles

(2015)

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De précédentes études ont prouvé l’efficacité de la participation à un programme de pleine conscience sur diverses psychopathologies (e.g. stress, douleur chronique). Ces effets bénéfiques sont dus à l’entraînement des capacités attentionnelles et de régulations émotionnelles que propose ce type de programme. Capacités qui, par ailleurs, font défauts chez les individus présentant de hauts scores d’impulsivité. Dès lors, plusieurs chercheurs (e.g. Deplus, Billieux, Scharff & Philippot, 2014) ont investigué les liens qu’entretiennent ces deux variables. Cependant, certains résultats sont inconsistants. Ceci peut être dû au fait que l’impulsivité est un processus multidimensionnel à cinq facettes (i.e., urgence positive, urgence négative, manque de persévérance, manque de préméditation, recherche de sensations), et doit donc être investigué à l’aide d’outils correspondant à ce modèle. Par ailleurs, rares sont les études ciblées sur l’enfant et l’adolescent. Ce mémoire a pour objectif d’étudier les relations qu’entretiennent ces deux variables au sein de cette population. Pour ce faire, deux études ont été mises au point ; l’une visant à établir les liens entre la pleine conscience et l’impulsivité au sein d’une population « tout- venant » ; l’autre ayant pour but d’investiguer l’efficacité d’un programme de pleine conscience sur 1) les facettes de l’impulsivité 2) la propension de vagabondage des pensées, 3) les mécanismes d’inhibition de réponses dominantes, 4) la symptomatologie dépressive. Les résultats de ces études montrent qu’il existe bien des corrélations significatives entre la pleine conscience et l’impulsivité, au sein d’une population d’enfant et adolescent présentant des troubles psychopathologiques. Cependant, un programme de pleine conscience de neuf semaines n’est pas adéquat pour diminuer significativement les scores des facettes de l’impulsivité. Néanmoins, ce type de programme montre des effets avérés en ce qui concerne l’anxiété, l’observation de l’expérience et la propension de sentiments d’impuissance. D’un point de vue pratique, cette étude permet aux psychologues proposant ce type de programme, de mieux cibler leur population. D’un point de vue théorique, il serait intéressant d’analyser les relations qu’entretiennent les trois variables entre elles (i.e., symptomatologie dépressive, pleine conscience et impulsivité). Il est néanmoins conseillé d’aborder ces résultats de manière attentive. En effet, plusieurs limites méthodologiques peuvent biaiser les résultats obtenus.