Un témoin poétique de l’hellénisme durant la Première Modernité : traduction et analyse du "Peplus Graecorum Epigrammatum" (1613) de Daniel Heinsius (1580-1655)
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- Notre mémoire présente une analyse approfondie du "Peplus Graecorum Epigrammatum", œuvre réalisée en 1613 par Daniel Heinsius (1580-1655) : elle rassemble 63 épigrammes grecques (traitant chacune d’un philosophe de l’Antiquité, à l’exception des sept dernières qui explorent la thématique amoureuse), précédées d’une lettre dédicatoire en langue latine à Hugo Grotius. Après avoir retracé la vie de l’auteur et une brève histoire de l’hellénisme à la Renaissance, nous présentons chaque poème avec une traduction française et un commentaire succinct dégageant les sources probables d’Heinsius. Plusieurs points précis seront ensuite développés : le genre même de l’épigramme et le choix d’Heinsius d’utiliser ce genre poétique, la figure de Diogène Laërce à la Renaissance et la notion de philosophe mise en œuvre dans le "Peplus". Une seconde partie de notre étude s’intéresse à la traduction latine du "Peplus", qui fut réalisée par Friedrich Hermann Flayder cinq ans plus tard. Nous proposons une retranscription et une traduction de la lettre dédicatoire figurant au début de la traduction latine de Flayder, afin d’y relever des indices sur la réception de l’œuvre d’Heinsius et sur la réputation qu’avait l’humaniste en Europe à l’aube du XVIIe siècle. Notre étude démontre que le "Peplus Graecorum Epigrammatum" de Daniel Heinsius est une œuvre inspirée d’auteurs antiques et en même temps originale, et qu'il peut être considéré comme un témoin précieux du statut du grec ancien durant la Première Modernité dans les anciens Pays-Bas.