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Etude des liens entre distorsions cognitives, impulsivité et prise de décision dans le jeu pathologique

(2015)

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Beaucoup d’études ont été conduites dans le domaine du jeu pathologique ; un certain nombre d’entre elles se basent notamment sur l’hypothèse de différences individuelles liées aux mécanismes de jugement et de prise de décision, afin d’expliquer une propension à s’engager et se maintenir dans des conduites de jeu addictives. L’Iowa Gambling Task (IGT) développée par Bechara (1994) permettrait de rendre compte de ces divergences au niveau de l’aptitude décisionnelle. On observe des résultats déficitaires à cette tâche chez des sujets présentant une lésion du cortex préfrontal ventromédian, mais également chez des toxicomanes et des joueurs pathologiques. Généralement, ces performances sont interprétées selon des facteurs individuels liés à la personnalité comme par exemple la recherche de sensations, et le manque de préméditation qui sous-tendent un comportement plus impulsif, ou l’inaptitude du sujet à prendre en compte les marqueurs somatiques résultants de l’intégration au niveau préfrontal de signaux émotionnels associés à une situation, permettant la prise de décision dans des circonstances complexes. Néanmoins, de nombreuses études mettent en avant l’importance des cognitions irrationnelles dans le développement et le maintien de conduites de jeu problématiques, par exemple l’illusion de contrôle (croyance selon laquelle les résultats obtenus dépendent de compétences ou d’habilités personnelles, incluant l’idée que des comportements superstitieux vont influencer la probabilité de gagner). Ces croyances erronées et persistantes semblent corrélées avec une augmentation de la fréquence de jeu, ainsi que des états émotionnels délétères tes que l’anxiété le stress et la dépression. Nous avons donc étudié les performances de trois groupes de joueurs plus ou moins réguliers à des tâches de prise de décision (en situation d’incertitude et en situation de prise de risques) au regard de ces différentes formes de cognitions irrationnelles, et de leur tendance à l’impulsivité. Les résultats obtenus n’ont pas permis de confirmer toutes nos hypothèses. Néanmoins, nous avons observé certains liens entre la prise de décision et les croyances irrationnelles, notamment une forte association entre les attentes envers le jeu et des choix désavantageux à l’IGT chez les joueurs pathologiques. Des liens sont également observés entre les croyances irrationnelles basées sur les compétences et une tendance à agir sans réfléchir dans un contexte émotionnel intense. De plus, certains types de croyances irrationnelles seraient plus importantes dans les groupes de joueurs à risques et pathologiques que chez les joueurs récréationnels.