Appareil sécuritaire – Exécutions de civils - Colombie Exécutions de civils, cas de l’appareil sécuritaire au sein de la démocratie colombienne
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- Depuis plus de 100 ans, les écrits relatent que la Colombie est dominée par la corruption, les actes de violences, les guérillas et la contrebande, à tel point que ces situations d’anomalies sociales récurrentes tendent vers la banalité pour la société colombienne. Lors des élections présidentielles de 2002, Alvaro Uribe Velez se présente avec une politique publique dirigée clairement dans la lutte contre les guérillas ; une politique publique nommée « Sécurité Démocratique ». Le peuple colombien, alors épuisé, démotivé, lassé par la violence et la corruption subies jusqu’alors, va se tourner vers ce candidat qui promet un régime politique qualifié de démocratique. Pourtant, durant son mandat, de 2002 à 2010, l'appareil sécuritaire colombien, qui a comme rôle, la défense du territoire et de la population, en est venu à réaliser des exécutions extrajudiciaires au sein même de sa population. Comment de telles atrocités ont-elles bien pu se produire ? Nous aborderons cette question qui relève directement de la Science Politique en relatant l’évolution politique colombienne depuis le début du XXème siècle et la place de la violence dans les régimes politiques. Ceci mettra le ton sur le contexte socio-politique dans lequel des politiques publiques ont été mises en place, ciblant des groupes spécifiques dans la société civile et les pressions faites sur les forces armées. Notre fil conducteur sera les théories mobilisées au cours de ce travail, traitant de la politique publique de sécurité démocratique, de la conception des politiques, de la construction sociale des groupes et de leurs effets au sein de la société civile colombienne.