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Prévalence, facteurs de risque et facteurs protecteurs du burnout chez les infirmiers de soins intensifs et d’urgences en Belgique francophone.

(2020)

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Le bien-être au travail et le burnout sont des sujets de société qui tendent à prendre de l’ampleur depuis quelques années. Malgré les composantes individuelles du burnout, le rythme de la vie actuelle n’a fait qu’accentuer ses symptômes et est devenu aujourd’hui un problème de santé publique. Les personnes travaillant dans les milieux de l’aide aux personnes sont les plus touchées. Avec les problèmes de restriction budgétaire et de charge psychologique, les infirmiers sont loin d’être épargnés. Peu d’études en Belgique se sont intéressées à mesurer leur taux de burnout. De par l’imprévisibilité du travail et la confrontation avec la mort, les infirmiers de soins intensifs et d’urgences sont une catégorie tout particulièrement à risque. Nous avons donc décidé de mesurer la prévalence du burnout chez ces infirmiers en Belgique francophone et d’analyser les facteurs de risque et de protection. Pour cela, nous avons créé un questionnaire et utilisé le Maslach Burnout Inventory test (MBI-HSS) qui mesure les trois phases de burnout, nous y avons également intégré d’autres questions sociodémographiques ainsi qu’une échelle de satisfaction au travail. Ces questionnaires ont été envoyés via les associations d’infirmiers et les réseaux sociaux. Nous avons pu récolter 443 réponses dont 284 des infirmiers de soins intensifs, 117 travaillant aux urgences et 42 dans les deux services. Nos résultats ont pu démontrer que 39,7% des infirmiers étaient à haut risque d’épuisement émotionnel, 54% pour la dépersonnalisation et 32,3% à risque élevé de réduction de l’accomplissement personnel. Le fait de travailler aux urgences était un facteur de risque pour l’épuisement émotionnel et la dépersonnalisation. Un facteur protecteur commun aux trois dimensions était la satisfaction au travail. La comparaison avec d’autres études a été rendue difficile par de nombreux résultats contradictoires dans les recherches. Nous recommanderions toutefois aux hôpitaux d’accorder une attention particulière aux infirmiers des urgences, d’être attentif à la satisfaction de leurs employés, de favoriser le bien-être au travail ainsi que de réfléchir à une revalorisation salariale mais également sociétale de notre métier.