Le Droit international humanitaire et les défis de la nouvelle conflictualité : Enjeux de la protection des personnes face à l'urbanisation des conflits armés.
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- De plus en plus de combats dans les conflits armés contemporains sont menés dans les villes et il en sera davantage à l’avenir au dire des spécialistes de la question, qui pointent du doigt la concentration de pouvoir et de ressources, l’avantage de terrain et aussi la forte exposition médiatique qu’offre la ville dans la guerre. Cela va sans dire que l’imminence de la mort et d’autres conséquences humanitaires graves que font peser ces conflits armés sur les populations civiles constituent un problème sérieux dans le champ d’application du droit international humanitaire. Alors même que de plus en plus de voix s’élèvent pour dénoncer cet état de fait, il faut bien reconnaitre qu’en l’état du droit, la ville, l’espace urbain n’est pas une zone interdite d’hostilités dans le droit des conflits armés. Néanmoins, cette permissivité n’est pas sans restriction compte tenu des caractéristiques propres aux espaces urbains qui constituent des centres de concentration humaine et d’infrastructures et de service civils essentiels à la survie qui fonctionnent en interdépendance ; ce qui aggrave la vulnérabilité de leur exposition aux combats. Dans la continuité des réflexions qui sont déjà menées sur la problématique par différents acteurs (organisations, humanitaires, experts et universitaires), la présente contribution explore le champ d’application du DIH à ses situations humanitaires complexes et notamment les règles de protection des personnes civiles soumises à ces situations et examine les défis juridique et opérationnel qui se posent à l’application du principe de précaution en tant que règle particulière de protection des personnes civiles et des biens à caractère civil dans les conflits armés en zone urbaine.