Attraction et recrutement des étudiants internationaux : La pratique du soft power par les gouvernements. Étude comparative entre le Canada et l'Australie.
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- Le nombre d’étudiants en mobilité internationale continue d’augmenter. Aujourd’hui, la mobilité étudiante est considérée comme étant une industrie et génère des retombées économiques importantes à l’échelle mondiale. D’autre part, les étudiants étrangers amènent de nombreux bénéfices économiques et sociaux pour les pays d’accueil, particulièrement ceux membres de l’OCDE, mais de plus en plus pour ceux en voie de développement. Dès lors, les universités et les pays hôtes se lancent dans une compétition afin d’attirer et de recruter les étudiants internationaux. Pour ces motifs, nous nous sommes intéressée aux stratégies et tactiques pouvant influencer les étudiants lorsqu’ils choisissent une destination pour effectuer leurs études supérieures. Plus particulièrement, nous nous concentrons sur les sites EduCanada.ca et StudyinAustralila.gouv.au gérés par les gouvernements canadien et australien, respectivement. Par le biais d’une analyse de contenu du discours des gouvernements, notre objectif est de relever comment l’argumentaire promeut l’image et la réputation du pays, afin d’accentuer sa compétitivité. Notre analyse s’appuie d’abord sur des modèles du processus de décision des étudiants étrangers. Ensuite, sur les concepts du soft power, une stratégie utilisée par les États comme moyen d’influence dans les relations internationales. Elle est exercée par le biais de la diplomatie publique et du national branding. Nous arrivons à deux principaux constats. Dans un premier temps, les gouvernements communiquent stratégiquement aux étudiants en incluant dans leurs discours des arguments qui concordent avec leurs facteurs de décision. Dans un second temps, les gouvernements ont recours au national branding comme moyen pour séduire sa cible et pour renforcer leur image de marque compétitive