Quels sont les bénéfices de la thérapie assistée par le cheval sur les fonctions exécutives et, plus spécifiquement, sur l’inhibition, dans le cadre d’un trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité chez l’enfant ?
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- Ce mémoire avait pour objectif d’explorer un des liens existant entre la neuropsychologie et la thérapie assistée par le cheval par le biais d’une recherche qualitative. Notre question de recherche est la suivante : « Quels sont les bénéfices de la thérapie assistée par le cheval sur les fonctions exécutives et, plus spécifiquement, l’inhibition, dans le cadre d’un trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité chez l’enfant ? ». Dans un premier temps, nous avons réalisé une revue de la littérature se scindant en plusieurs chapitres afin de développer les thématiques clés de notre mémoire : la thérapie assistée par le cheval et le TDA/H. Le troisième chapitre illustre leur lien par l’analyse de deux recherches : Gilboa & Helmer (2020) et Oh et al. (2018). Notre échantillon se compose de cinq enfants présentant le diagnostic ou une forte suspicion d’un TDA/H. Pour répondre à notre question de recherche, nous avons utilisé, selon le niveau de lecture de nos participants, le test de Stroop ou du Stroop Fruits afin de mesurer l’évolution de leur capacité d’inhibition durant trois semaines de testing. Nous avons également recouru à des entretiens semi-directifs avec leurs parents dans l’objectif de questionner leur point de vue sur les bienfaits de la thérapie. Finalement, nous avons réalisé des entretiens avec les professionnelles du centre pour approfondir nos connaissances sur leur pratique avec ce public spécifique. L’analyse de nos données au regard de la théorie a permis de mettre en avant l’importance de la capacité du cheval à refléter à l’enfant souffrant d’un TDA/H les conséquences de son comportement. Cette caractéristique, appelée l’effet miroir, lui permettrait de s’apaiser plus facilement. Les parents ont mentionné de nombreux bienfaits de la thérapie assistée par le cheval chez leur enfant. Toutefois, ils montrent moins d’enthousiasme concernant les bienfaits au niveau des symptômes du trouble. Les parents ne possèdent peut-être pas les connaissances nécessaires pour mesurer l’évolution des capacités d’inhibition de leur enfant. Concernant les résultats au test de Stroop, une diminution du nombre d’erreurs à la tâche d’interférence est observée chez trois de nos quatre participants. Néanmoins, nous ne pouvons pas conclure que ces effets soient dus à une amélioration des capacités d’inhibition au vu des difficultés présentées aux tâches contrôles.